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Sénégal : Kara Mbodji doit t-il s’excuser auprès de Aliou Cissé ?

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Une déception de ne pas jouer en coupe du monde alors qu’on faisait parti des 23 sélectionnés, une réaction à chaud devant un journaliste frileux, associez tout cela et vous obtiendrez un joli cocktail de bad buzz dont Kara Mbodji se serait bien passé. Véritable taulier de la défense sénégalaise avant sa blessure, Kara n’a jamais déçu en équipe nationale mais depuis son retour en Russie, le lion de la teranga n’a plus été rappelé par son sélectionneur Aliou Cissé. La faute à une sortie médiatique très maladroite. Le temps passe et les relations entre les deux hommes restent toujours tendues, l’on se demande alors si le défenseur du FC Nantes ne devrait pas faire le premier pas pour apaiser la situation. 

S’il y’a des joueurs qui ont du mal à retrouver leur marque en sélection, ce n’est pas du tout le cas de Kara Mboji. Le natif de Mbour est une valeur sûre et a longtemps brillé aux côtés de Kalidou Koulibaly avec lequel il formait une charnière centrale très complémentaire. Des prestations solides qui lui logiquement valu le statut de cadre au sein de la sélection sénégalaise et des louanges de tout bord. Le nantais est même un des grands artisans de la qualification de son pays en coupe du monde mais malheureusement, il se blesse quelques mois avant le début de la compétition. Les premiers diagnostics lui présidaient même une non participation mais le colosse n’a jamais perdu le soutien de son entraîneur. Celui-ci allait donc l’intégrer dans sa liste de 23 joueurs alors qu’il était clairement en baisse de forme. Comme tout compétiteur qui se respecte, Kara aurait voulu disputer le mondial russe mais le coach en a décidé autrement. Il ne goûtera finalement pas une seule minute.

De retour au pays, le défenseur se lâche. Dans une interview accordée au quotidien sportif sénégalais Stades, il solde ses comptes et tire à tout va : « j’ai souffert pendant 5 mois. J’ai travaillé dur, très dur même, pour pouvoir revenir à mon meilleur niveau, afin de défendre dignement les couleurs nationales que j’aime plus que tout. J’étais frustré, parce qu’ils m’ont manqué de respect. Le peuple sénégalais croit que je n’étais pas prêt. Or, qui connaît bien Kara Mbodji sait que je suis bien éduqué et sincère. Je ne triche pas. Aujourd’hui partout où je passe, les gens me demandent si j’étais blessé. Cela me fait mal. J’ai participé à toutes les phases de la préparation. J’ai travaillé comme un fou. Et même le coach Cissé, à la veille du match contre le Japon, avait précisé en conférence de presse que j’étais prêt à 100% pour débuter le match. Il faut que le peuple sénégalais sache que je n’étais pas blessé et qu’ils ont refusé de me faire jouer pour leurs propres intérêts. Ils m’ont sacrifié pour leurs propres intérêts, mais je n’étais pas blessé. ». Des déclarations pleines d’amertume qui n’ont visiblement pas plu à Aliou Cissé.

Conscient de la portée de ses propos, Kara Mbodji a ensuite tenté de faire un démenti mais le mal était déjà fait. Et depuis, le défenseur n’a pas reçu de convocation en équipe nationale. Aliou Cissé a décidé de se passer de ses services. Le joueur n’a cependant cessé de clamer son innocence sur les réseaux sociaux. Pour lui cette histoire n’est qu’un gros malentendu et un problème d’interprétation. Soit, mais on sait tous que le mal est beaucoup plus profond que ça. Si Kara veut définitivement clore le débat, il se doit d’appeler son sélectionneur et de s’expliquer directement avec lui. Un premier pas qui pourrait lui permettre d’enterrer la hache de guerre et de tracer en même temps les jalons d’un retour futur.

Le Sénégal a déjà décroché son billet pour la prochaines coupe d’Afrique des Nations et aura besoin de ses hommes forts pour enfin inscrire son nom dans le palmarès continental. Sous les ordres de Vahid Halilhodžić, le lion rugit de nouveau et ferait un bien fou à la défense sénégalaise. Reste plus qu’à mettre son orgueil de côté et présenter ses excuses à son entraîneur, auquel cas, on se dirige vers un nouveau feuilleton à la Benzema-Deschamps et Kara Mbodji est clairement celui qui a le plus à perdre.

Ghaly Wane  

Le football est universel. En Europe comme en Afrique et partout ailleurs dans le monde entier, c'est plus qu'un sport, c'est une religion qui est pleinement vécue et pratiquée par de nombreux jeunes amateurs. Que ce soit sur les rectangles verts des stades européens ou sur les terrains sinueux des campagnes africaines, au bout du compte, il n’y a que le décor qui change mais le spectacle et les émotions que procure le football restent les mêmes. De là même manière où on peut s'émerveiller devant un extérieur du pied de Modric, une tête en lévitation de Ronaldo où une frappe fouettée caressée de Messi, un tiki taka dans une banlieue dakaroise au Sénégal peut également trouver grâce à nos yeux. Et c'est là toute la beauté de ce sport, le meilleur incontestablement. 

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