Au Palais de la République, El Hadji Ousseynou Diouf a pris part à la cérémonie officielle de remise du drapeau national aux Lions, organisée avant leur départ pour la Coupe du monde. Dans un entretien accordé à Le Soleil Sports, l’ancien attaquant est revenu sur la portée symbolique de ce moment, qu’il rapproche des émotions vécues lors de la préparation du Mondial 2002 en Corée du Sud et au Japon.
Selon lui, recevoir l’étendard national des mains du chef de l’État constitue un honneur majeur pour tout joueur représentant le pays. Il estime que les encouragements du président Bassirou Diomaye Faye dépassent le cadre institutionnel et engagent l’ensemble de la nation, y compris la diaspora et les Africains qui suivent les performances de l’équipe. Cette dynamique, explique-t-il, traduit une mobilisation collective autour des Lions, où chaque geste officiel contribue à renforcer le sentiment d’unité.

L’ancien international souligne également que cet accompagnement présidentiel s’inscrit dans une continuité d’attention portée à l’équipe nationale, notamment lors des grandes échéances. Il rappelle qu’à l’occasion de la Tabaski, le chef de l’État avait déjà invité les Sénégalais à soutenir et à prier pour les joueurs, illustrant ainsi l’importance nationale accordée à cette campagne mondiale. Pour Diouf, cette implication doit encourager les joueurs à porter haut les couleurs du pays, non seulement par les résultats, mais aussi par leur comportement sur et en dehors du terrain.
Sur le plan sportif, Senegal national football team dispose, selon lui, d’un effectif capable de rivaliser avec les meilleures sélections mondiales. Il cite notamment Sadio Mané, Idrissa Gana Gueye, Édouard Mendy et Kalidou Koulibaly comme les piliers d’un groupe expérimenté et compétitif. Cette base solide est complétée par une nouvelle génération ambitieuse, à l’image de Lamine Camara, qui a déjà affirmé publiquement que le Sénégal possède les moyens de viser le titre mondial.
Dans son analyse, Diouf évoque également le souvenir du parcours historique de 2002, marqué notamment par la victoire contre la France national football team sur le score de 1-0, ainsi qu’une qualification jusqu’en quarts de finale. Pour lui, cette référence reste une source d’inspiration, mais ne doit pas devenir un fardeau pour les générations actuelles, appelées à écrire leur propre histoire lors de la FIFA World Cup 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Concernant les perspectives du groupe, il identifie le Sénégal et la France parmi les principales équipes capables de prétendre au titre. À l’approche du choc prévu le 16 juin entre les deux sélections, il insiste sur la nécessité de dépasser l’émotion liée aux confrontations passées. Le message adressé aux jeunes joueurs met l’accent sur la maîtrise mentale, l’intensité dans les duels et la capacité à rester concentré sur les objectifs collectifs.
Enfin, Diouf présente Sadio Mané comme le leader naturel de l’équipe, tout en rappelant l’importance de l’ossature expérimentée autour de Mendy, Gana Gueye et Koulibaly. Il insiste sur la cohésion du groupe, estimant que la complémentarité entre cadres et jeunes talents constitue un facteur déterminant pour les ambitions du Sénégal dans la compétition.




