Sénégal

Mort de Cheikh Touré au Ghana : les révélations qui changent tout, 4 mois après

Momar Touré2 min de lecture
Mort de Cheikh Touré au Ghana : les révélations qui changent tout, 4 mois après
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Les auditions de Khadim Ndiaye, dit Bamba, et de Mamadiang Kane, alias Momo, menées à la demande des autorités ghanéennes par voie diplomatique, ont mis au jour l’existence d’un réseau mafieux structuré opérant pour le compte de Qnet. C’est ce que révèle le quotidien Libération dans son édition de ce lundi.

Selon les éléments de l’enquête, ce réseau utilisait des méthodes de manipulation bien rodées, notamment l’enrôlement de jeunes sous le prétexte fallacieux d’une académie de football. Une fois appâtées, les victimes étaient soumises à une prétendue « formation transitoire » exigée par Qnet, avant d’être progressivement piégées dans le système. Les investigations ont permis d’identifier formellement plusieurs membres actifs de cette organisation.

Mort de Cheikh Touré au Ghana : les révélations qui changent tout, 4 mois après

Toujours d’après le journal, le chef local du réseau, de nationalité burkinabè, agissait en étroite collaboration avec deux ressortissants sénégalais. Ces derniers avaient pour mission d’accueillir les jeunes recrues au Ghana avant de les remettre aux mains de la mafia, les exposant ainsi à des pratiques abusives et à une exploitation systématique.

Par ailleurs, l’enquête menée par la gendarmerie a également mis en lumière une tragédie liée à la migration clandestine. Une pirogue a été retrouvée échouée sur la plage de Mbattal. Partie de Gambie le 3 janvier dernier à destination de l’Espagne, l’embarcation transportait plus de 200 passagers lorsqu’elle s’est égarée en pleine mer.

Le bilan humain est lourd : plusieurs personnes ont perdu la vie au cours de la traversée, et le corps sans vie d’une ressortissante ghanéenne a été retrouvé à bord de la pirogue. Seuls 61 passagers ont pu être secourus.

Les candidats à l’émigration étaient originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment du Sénégal, de la Gambie, du Ghana, de la Sierra Leone et de la Guinée, illustrant une nouvelle fois l’ampleur et la complexité des réseaux criminels liés à la migration irrégulière.

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