Le procès en appel des 18 supporters sénégalais détenus au Maroc s’ouvre ce lundi 13 avril 2026 à Rabat, dans un contexte toujours marqué par une forte tension diplomatique et sportive entre le Sénégal et le Maroc. Cette nouvelle étape judiciaire est particulièrement attendue, tant par les familles des prévenus que par l’opinion publique sénégalaise, qui suit de près l’évolution de ce dossier devenu hautement sensible.
Depuis plusieurs mois, cette affaire suscite une vive émotion à Dakar, où de nombreuses voix s’élèvent pour demander un traitement équitable et rapide du dossier. Les supporters, impliqués dans des incidents survenus lors d’un déplacement lié à une compétition sportive, espèrent que cette procédure d’appel permettra de revoir les décisions précédentes et d’ouvrir la voie à une issue plus favorable.

Sur le plan judiciaire, les avocats de la défense, dont Me Patrick Kabou, se montrent prudents mais relativement confiants quant au déroulement de l’audience. Ils affirment avoir préparé des arguments solides pour contester certains éléments du dossier et espèrent convaincre la cour de revoir les sanctions prononcées en première instance. Selon eux, plusieurs zones d’ombre subsistent et méritent un réexamen approfondi.
Parallèlement, le dossier a pris une dimension institutionnelle importante avec l’implication de la Confédération africaine de football ainsi que de la Fédération royale marocaine de football. Ces deux instances suivent de près l’évolution de la situation, conscientes de l’impact potentiel de cette affaire sur les relations sportives en Afrique et sur l’image du football continental. Leur rôle est jugé délicat, entre respect des procédures judiciaires et volonté de préserver l’unité du football africain.
Au Sénégal, la mobilisation ne faiblit pas. Associations de supporters, acteurs de la société civile et certains responsables sportifs appellent à la transparence et à la justice. Des rassemblements de soutien ont été organisés à plusieurs reprises, traduisant une forte solidarité envers les détenus.
Ce procès en appel est donc perçu comme un moment décisif. Il pourrait soit apaiser les tensions en ouvrant la voie à une résolution progressive du conflit, soit au contraire raviver les crispations entre les différentes parties concernées. Dans tous les cas, l’issue de cette audience sera scrutée de très près, tant sur le plan judiciaire que diplomatique et sportif.




