Le différend autour du vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue d’alimenter les débats et demeure, à ce jour, loin d’être résolu. Opposant le Sénégal au Maroc, ce litige a été porté devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), seule instance habilitée à trancher définitivement ce type de contentieux dans le domaine sportif. Toutefois, contrairement aux attentes de nombreux observateurs, la procédure engagée ne devrait pas déboucher sur une décision rapide.
D’après des informations relayées par Sport News Africa, la Fédération sénégalaise de football, à l’origine du recours, avait initialement sollicité une procédure accélérée. L’objectif était clair : obtenir une décision dans les plus brefs délais afin de lever les incertitudes entourant l’attribution du titre continental. Une telle démarche aurait permis d’éviter que la situation ne s’éternise et n’impacte davantage l’image de la compétition.

Cependant, cette requête n’a pas abouti. La partie marocaine, représentée notamment par la Fédération royale marocaine de football, s’est opposée à cette accélération de la procédure, privilégiant un traitement classique du dossier. Ce choix stratégique lui offre un délai plus conséquent pour préparer sa défense, analyser les éléments du litige et consolider ses arguments juridiques. Une décision qui, bien que conforme aux règles, a pour effet de prolonger considérablement le processus.
En conséquence, le traitement complet de cette affaire pourrait s’étendre sur une période estimée entre neuf et douze mois. Un délai particulièrement long qui maintient le flou autour de l’issue officielle de la CAN 2025 et empêche, pour l’instant, toute clarification définitive sur le plan juridique. Cette attente prolongée alimente les spéculations et entretient une certaine tension entre les différentes parties impliquées.

Dans ce contexte inédit, une situation pour le moins singulière continue de prévaloir. Le trophée de la compétition se trouve actuellement à Dakar, symbole de la revendication sénégalaise, tandis que le Maroc conserve, à ce stade, le statut officiel de champion d’Afrique sur la scène internationale. Cette reconnaissance provisoire demeure en vigueur, notamment dans le cadre des compétitions et échéances mondiales, en attendant le verdict final du TAS.
Ainsi, en l’absence d’une décision rapide, le football africain reste suspendu à l’issue de cette bataille juridique, dont les répercussions pourraient être importantes, tant sur le plan sportif qu’institutionnel.




