Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) se veut rassurant face à l’ampleur du litige opposant le Sénégal au Maroc après la finale controversée de la CAN 2025. Son directeur général, Matthieu Reeb, a tenu à rappeler que l’institution dispose de tous les moyens nécessaires pour trancher ce type de différend complexe. « Le TAS est parfaitement équipé pour résoudre ce type de litiges, avec l’aide d’arbitres spécialisés et indépendants », a-t-il affirmé, dans un message visant à calmer les tensions et l’impatience qui gagnent les acteurs du football africain. Il a également insisté sur la nécessité de concilier rapidité et équité, précisant que la procédure sera menée dans des délais raisonnables, tout en garantissant à chaque partie un procès juste et équilibré.
Cette sortie médiatique marque un tournant important dans une affaire qui s’éternise depuis plus de deux mois. À l’origine de cette crise : une finale de Coupe d’Afrique des Nations 2025 particulièrement chaotique, marquée par de graves incidents et l’abandon du terrain par la sélection sénégalaise. Depuis lors, le dossier n’a cessé d’alimenter les débats et les tensions entre les deux camps. Même si aucun calendrier officiel n’a encore été communiqué par le TAS, une certitude demeure : la décision qui sera rendue par la juridiction basée à Lausanne sera définitive et sans appel. Aucune des deux fédérations ne pourra contester ce verdict une fois prononcé.

Ce nouveau chapitre judiciaire a été rendu possible grâce à une avancée majeure du côté de la Confédération Africaine de Football. Après plusieurs semaines d’attente, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a finalement reçu la décision motivée du jury d’appel de la CAF, comme l’a révélé RMC Sport. Ce document était crucial pour enclencher officiellement la procédure devant le TAS.
Dans ses conclusions, le jury d’appel a confirmé la décision initiale, attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert avec un score de 3-0. Toutefois, l’instance s’est déclarée incompétente sur des éléments essentiels tels que l’attribution du trophée, des médailles ou encore des primes, laissant ainsi planer une incertitude sur l’issue sportive et symbolique de cette édition.
Depuis cette décision controversée, le silence du comité exécutif de la CAF intrigue. Aucune communication officielle n’a été faite pour désigner clairement le vainqueur de la compétition. Le président de l’instance s’est contenté d’indiquer qu’il s’en remettait désormais à la décision du TAS.
Désormais en possession de tous les éléments nécessaires, le Sénégal peut engager pleinement sa bataille juridique. L’objectif est clair : tenter de renverser une décision qui, à ce stade, prive les Lions d’un sacre continental acquis sur le terrain, et rétablir ce qu’ils considèrent comme une justice sportive.




