Sénégal

TAS : du nouveau dans le dossier opposant le Maroc et le Sénégal

Momar Touré2 min de lecture
TAS : du nouveau dans le dossier opposant le Maroc et le Sénégal

Le bras de fer judiciaire entre le Sénégal et le Maroc au sujet de la finale de la CAN 2025 se poursuit actuellement devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), dans un contexte marqué par des enjeux à la fois sportifs, juridiques et symboliques. Au cœur de cette bataille, une divergence importante oppose les deux parties sur le rythme auquel le dossier doit être traité.

Selon plusieurs éléments concordants, la partie marocaine s’oppose fermement à la demande de procédure accélérée introduite par la Fédération sénégalaise de football (FSF). Pour les autorités marocaines, aucune urgence particulière ne justifie une accélération du traitement de cette affaire complexe, qui nécessite, selon elles, une analyse approfondie et rigoureuse de l’ensemble des éléments du dossier.

Du côté sénégalais, la démarche est tout autre. La FSF espère obtenir une décision rapide du TAS afin de contester l’attribution du titre au Maroc sur tapis vert. Dans cette optique, une procédure accélérée représenterait un avantage stratégique majeur, puisqu’elle permettrait de réduire significativement les délais de traitement. En effet, dans un tel cadre, le verdict pourrait intervenir en l’espace d’environ deux mois, alors qu’une procédure classique devant le TAS peut s’étendre sur plusieurs mois, voire près d’une année complète.

Cependant, la position marocaine repose sur une logique procédurale bien établie. La Fédération royale marocaine de football estime qu’un délai raisonnable est essentiel pour garantir une défense solide et complète. Dans une affaire aussi sensible, chaque élément doit être examiné avec soin, et les parties doivent disposer du temps nécessaire pour préparer leurs arguments dans le respect du principe du contradictoire, fondamental devant le TAS.

Par ailleurs, le fonctionnement du Tribunal arbitral du sport prévoit déjà un cadre précis pour le déroulement des procédures. Après le dépôt du mémoire d’appel par la partie requérante, la ou les parties adverses disposent d’un délai pour présenter leur réponse. Ensuite, une audience peut être organisée afin d’entendre les arguments de chacun avant que les arbitres ne rendent leur décision. Toute accélération de la procédure nécessite généralement l’accord de l’ensemble des parties impliquées, ce qui confère à la position marocaine un rôle déterminant dans la suite du dossier.

Dans ce contexte, le refus de la procédure accélérée pourrait prolonger l’attente autour du verdict final, laissant planer le suspense sur l’issue de cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions et tensions dans le monde du football africain.