Au lendemain de la finale de la CAN 2025, une partie de la presse marocaine s’est livrée à de vives attaques contre Sadio Mané. L’international sénégalais, pourtant déterminant dans le dénouement de la rencontre et dans la reprise du match après les tensions de fin de temps réglementaire, est loin de faire l’unanimité de l’autre côté de la Méditerranée.
Le média Le 360, l’un des plus influents du Royaume chérifien, refuse notamment de reconnaître Mané comme le héros de cette finale. Si les Lions de la Teranga sont finalement revenus sur la pelouse, c’est pourtant en grande partie grâce à l’intervention du capitaine sénégalais, qui a su calmer les esprits et convaincre ses coéquipiers de poursuivre la rencontre.

Mais pour Le 360, cette version ne tient pas. Le média avance au contraire la thèse d’un « complot » soigneusement orchestré contre le Maroc, qui aurait été imaginé en amont puis exécuté avec méthode par Sadio Mané et ses partenaires. Une accusation lourde, qui alimente encore davantage les polémiques entourant cette finale déjà explosive.
Le média marocain Le 360, l’un des plus influents du Royaume chérifien, refuse catégoriquement de reconnaître le rôle décisif joué par Sadio Mané dans l’issue de la finale de la CAN 2025. Pourtant, c’est bien l’intervention du capitaine sénégalais qui avait permis le retour des Lions de la Teranga sur la pelouse, après leur sortie de terrain dans un contexte de très forte tension provoquée par des décisions arbitrales vivement contestées.
Mais pour Le 360, ce geste n’a rien d’héroïque. Le média soutient au contraire qu’il s’inscrirait dans un « complot » soigneusement prémédité contre le Maroc. Dans cette lecture, Mané serait même présenté comme un acteur central d’un scénario planifié à l’avance, avec des rôles clairement répartis. Le journal va jusqu’à qualifier l’attaquant sénégalais de « héros de façade et anti-héros en coulisse », suggérant une mise en scène destinée à manipuler l’issue de la rencontre.
Cette thèse controversée évacue en revanche totalement les décisions arbitrales au cœur des débats, notamment le coup de sifflet jugé prématuré sur une action de but sénégalaise ou encore le penalty manqué par Brahim Diaz dans les dernières secondes du temps réglementaire. Ces éléments sont purement et simplement passés sous silence, laissant entendre que le Sénégal aurait contrôlé l’ensemble du scénario, jusqu’à tirer les ficelles de son adversaire.
Pour étayer sa version, Le 360 s’appuie également sur un appel téléphonique d’El Hadji Ousseynou Diouf au moment où les joueurs sénégalais quittaient le terrain, présenté comme un indice supplémentaire de cette prétendue machination. Le média évoque ainsi une opération minutieusement orchestrée : Pape Thiaw dans le rôle de l’indignation face à l’arbitrage, les supporters sénégalais décrits comme fauteurs de troubles, El Hadji Diouf en intermédiaire chargé de désamorcer la crise, et Sadio Mané en figure apaisante ramenant ses coéquipiers sur le terrain.
Une lecture radicale et accusatrice, qui alimente encore un peu plus les polémiques autour d’une finale déjà marquée par de profondes tensions.

Cette relecture des faits n’a pas tardé à provoquer de vives réactions. Le chroniqueur Philippe Simo a notamment fustigé l’article de Le 360, qu’il qualifie sans détour de « torchon ». Selon lui, cette sortie médiatique en dit long sur l’état d’esprit de certains observateurs marocains après la défaite.
Philippe Simo invite au contraire à faire preuve de lucidité et de fair-play, en acceptant le résultat de la finale. Il estime que le débat devrait plutôt porter sur des sujets plus pertinents, comme la Panenka tentée par Brahim Diaz ou encore les polémiques liées aux serviettes, plutôt que de chercher à incriminer le Sénégal et ses joueurs.




