Actualités

Coupe du monde 2026 : le Sénégal attaque Ceferin et l’UEFA !

Noyine Touré4 min de lecture
Coupe du monde 2026 : le Sénégal attaque Ceferin et l’UEFA !

Le Sénégal est monté au créneau contre les récentes déclarations d’Aleksander Ceferin. Aux côtés de l’Algérie, du Maroc et de plusieurs autres fédérations, la FSF a vivement dénoncé les propos du président de l’UEFA concernant la nouvelle Coupe du monde à 48 équipes, dont il a estimé que certains matchs seraient « sans intérêt ».

Dans un communiqué commun signé avec les fédérations du Cap-Vert, de Curaçao, d’Haïti, de l’Ouzbékistan et de la RDC, tout en affichant son soutien à l’Afrique du Sud, à l’Algérie, à la Côte d’Ivoire, à l’Égypte, au Ghana, au Maroc et à la Tunisie, le Sénégal a rappelé avec fermeté ce que représente la Coupe du monde pour de nombreuses nations.

Coupe du Monde 2026 : le Sénégal s’allie à l’Algérie et au Maroc pour attaquer l’UEFA !

« Pour nos pays, aucun match de Coupe du monde n’est insignifiant. Se qualifier pour cette compétition constitue un accomplissement historique et l’aboutissement d’un rêve porté par des générations entières. Affirmer que certaines rencontres auraient moins de valeur revient à mépriser les sacrifices, les efforts et les ambitions des joueurs, des entraîneurs, des dirigeants, des clubs et des millions de supporters à travers le monde », peut-on lire dans le communiqué.

Les signataires ont également tenu à rappeler que le football ne saurait être la propriété d’une élite dirigeante. « La force du football réside dans son caractère universel. La Coupe du monde est la plus grande compétition sportive de la planète parce qu’elle réunit des cultures, des histoires et des parcours différents. Chaque nation qui décroche sa qualification l’a méritée et mérite le respect. Chaque équipe a gagné sa place sur le terrain. Chaque match compte », concluent les fédérations, adressant ainsi une réponse cinglante au patron de l’UEFA.

Coupe du Monde : le communiqué du Sénégal

Malgré les tensions persistantes entre les deux fédérations dans le cadre du litige autour de la CAN 2025, le Sénégal et le Maroc ont surpris en adoptant une position commune face aux critiques visant la nouvelle formule élargie de la Coupe du monde. Une prise de position qui dépasse largement le cadre des différends juridiques en cours et qui traduit une volonté d’unité sur des enjeux plus globaux du football mondial.

L’extension du Mondial à 48 équipes a profondément modifié la répartition des places et offert à l’Afrique une représentation historique avec dix sélections qualifiées pour l’édition 2026, organisée conjointement aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Un bond significatif par rapport aux précédentes éditions, où le continent ne disposait que de cinq billets, limitant fortement ses chances de participation.

Cette réforme a également ouvert la porte à plusieurs nations qui attendaient depuis des décennies un tel accomplissement. Le Cap-Vert a ainsi écrit l’une des plus belles pages de son histoire en décrochant une première qualification pour une phase finale de Coupe du monde. Dans la zone CONCACAF et en Asie, Curaçao et l’Ouzbékistan ont également créé la surprise en validant leur billet pour le grand rendez-vous mondial, illustrant l’élargissement de la compétitivité à l’échelle planétaire.

D’autres nations ont, elles aussi, profité de cette nouvelle dynamique pour renouer avec leur passé. La République démocratique du Congo a retrouvé la Coupe du monde après 52 années d’absence, symbolisant un retour attendu depuis plusieurs générations. De son côté, Haïti a également réussi à revenir sur la scène mondiale, ravivant des souvenirs historiques pour ses supporters.

Dans ce contexte, le Sénégal a tenu à défendre une vision plus inclusive et équitable du football international, en mettant temporairement de côté les divergences avec le Maroc. Un geste symbolique fort, d’autant plus que les deux pays restent engagés dans une procédure devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) au sujet de la CAN 2025. En répondant aux propos d’Aleksander Ceferin, les deux fédérations ont ainsi choisi de s’unir autour d’un même message : la reconnaissance du mérite de toutes les nations qualifiées et la défense d’un football mondial plus ouvert, où chaque sélection a sa place et où chaque match conserve son importance.