Pourtant qualifiée pour la prochaine Coupe du monde, une sélection envisagerait désormais un retrait, en raison des tensions géopolitiques actuelles avec les États-Unis, pays hôte de la compétition.
L’équipe nationale d’Iran envisagerait un retrait de la prochaine Coupe du monde, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une hypothèse lourde de conséquences, née d’une forte escalade des tensions politiques et militaires, notamment avec les États-Unis et Israël, qui aurait installé un climat jugé « impossible à affronter sereinement » par les responsables sportifs iraniens.

Invité sur la télévision d’État, le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a expliqué que les récents événements — en particulier des bombardements attribués aux États-Unis et à Israël sur le territoire iranien — rendaient très incertaine la capacité de la sélection à préparer et disputer la compétition dans des conditions normales.
Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été annoncée, mais le simple fait que cette option soit évoquée souligne à quel point le contexte géopolitique pourrait peser sur l’organisation du tournoi.
L’Iran menace de se retirer
L’Iran maintient la pression. Son président de fédération, Mehdi Taj, a toutefois rappelé que la décision finale appartenait aux instances sportives compétentes. En parallèle, le championnat national iranien a été suspendu jusqu’à nouvel ordre, preuve de l’onde de choc provoquée par la crise actuelle sur le sport local.
Qualifiée pour une quatrième Coupe du monde consécutive, la sélection iranienne doit disputer ses trois matchs de poule aux États-Unis, face à la Nouvelle-Zélande, à la Belgique et à l’Égypte. Une participation qui pourrait même déboucher sur un duel potentiel contre les États-Unis en phase à élimination directe, un scénario explosif sur le plan politique et médiatique.

Cette menace de retrait intervient dans un climat international extrêmement tendu, marqué par des attaques militaires récentes et une confrontation accrue entre Téhéran et les puissances occidentales, en particulier Washington. Les autorités iraniennes estiment que ces événements compromettent leurs conditions de participation à un tournoi organisé en partie sur le sol américain, évoquant des risques sécuritaires et d’image.
De son côté, la FIFA suit l’évolution du dossier avec attention. Aucune modification de calendrier ni sanction n’a été annoncée à ce stade, mais l’instance assure que la sécurité de toutes les délégations restera une priorité absolue.




