Une semaine après l’annonce des sanctions de la Confédération africaine de football (CAF) liées aux incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) est enfin sortie de son silence.
Très attendue par ses supporters, la réaction officielle est tombée ce mardi par voie de communiqué. Contrairement à la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui a choisi de ne pas faire appel des décisions prises à son encontre, la FRMF a décidé, elle, de contester le verdict du jury disciplinaire.

Estimant que les sanctions sont trop clémentes au regard de la gravité des événements, l’instance marocaine, qui tient le Sénégal pour responsable du chaos ayant marqué la finale, a annoncé son intention de déposer un recours.
Dans son communiqué, la FRMF explique « prendre acte des décisions du Jury disciplinaire de la CAF » concernant les incidents du 18 janvier 2026, évoquant notamment « le retrait de l’aire de jeu des joueurs et membres du staff de la sélection sénégalaise », « l’envahissement de la pelouse par les supporters sénégalais » ainsi que « les violentes échauffourées qui ont suivi ».
Considérant que les sanctions prononcées ne sont « pas conformes à l’ampleur et à la gravité des incidents », la FRMF précise avoir décidé d’interjeter appel afin de « préserver tous les droits régis par le règlement ».
Le Maroc visait une victoire sur tapis vert.
À travers sa démarche, la FRMF s’aligne sur la position de certaines voix influentes du football africain, à l’image de Raymond Hack, ancien président du jury disciplinaire de la CAF, ou encore de Patrice Motsepe, président de l’instance continentale, qui auraient estimé que les sanctions prononcées manquaient de fermeté.
Selon Abdoulaye Seydou Sow, secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (FSF), les vice-champions d’Afrique espéraient tout simplement une déchéance du titre des Lions de la Teranga, accompagnée d’une victoire du Maroc sur tapis vert.
Une chose est certaine : ce dossier est encore loin d’avoir livré son épilogue.




