Exclu – Charbel Gomez : «Avec lui, tout est facile, c’est un modèle pour moi»

 

Lancé en 2016 par Edmé Codjo, ex sélectionneur béninois lors des éliminatoires de la CAN U17, Charbel Gomez a très vite écrasé la concurrence. Il ne lui a fallu qu’une seule année pour découvrir la sélection sénior béninoise. Une ascension rapide certes très flatteuse mais qui est loin d’être ridicule tellement Gomez est prodigieux. Indécent de facilité technique, celui qu’on appelle «le Neymar béninois» dans son pays peut malgré son très jeune âge décider du sort d’une rencontre. Sa capacité à éliminer, sa rapidité balle au pied, sa vision de jeu phénoménale et sa façon de se mouvoir rappellent les plus glorieuses années des meilleurs joueurs de déséquilibre. Joueur du club Français Amiens SC depuis 2019, Charbel Codjo Gomez a accepté de nous accorder un entretien exclusif. Le béninois parle de son club et surtout des Ecureuils du Bénin sans oublier ses ambitions et finit par dévoiler son équipe de rêve. Lisez- le plutôt !

 

 

Afrique Sports : Charbel Gomez, bonjour et merci d’avoir accepté nous accorder cette interview. Dites-nous, comment ça se passe à Amiens SC ?

 

Charbel Gomez : Bonsoir Afrique Sports, c’est avec un énorme plaisir pour moi de faire cette interview avec vous. Déjà, tout se passe très bien à Amiens SC. Je suis bien heureux ici, j’ai la confiance du staff et de mes coéquipiers et pour moi, c’est le plus important. Je ne suis plus avec l’équipe réserve d’Amiens. J’ai rejoint le groupe pro depuis peu et j’ai déjà fait mon premier match en pro contre Pau lors de la 24eme journée de la Ligue 2. Maintenant tout dépendra de mes performances mais j’y crois toujours.

 Vous aviez été lancé à Cotonou par Edmé Codjo avec les U17 puis après, tout est allé très vite avec Oumar Tchomogo. Vous êtes à ce jour, détenteur du record de précocité chez les Ecureuils séniors à seulement 16ans. Ça doit être une fierté de rentrer dans l’histoire du football béninois !

 

Ah oui forcément une fierté pour moi. Mais comme je vous le dis, je ne le prends pas comme un record. L’essentiel pour moi est le travail et la progression.

 Restons avec les Écureuils. En décembre 2020, vous aviez été appelé en renfort pour le tournoi UFOA B U20 à Porto Novo. Malheureusement, le Bénin s’est fait éliminer par le Burkina Faso malgré votre doublé contre le Togo.  On avait senti une tristesse dans votre visage ce jour-là. Qu’est-ce qui n’avait vraiment pas marché dans le groupe de Mathias Deguénon ?

 

On a tous failli à notre mission. Honnêtement, je n’ai pas grande chose à dire. J’étais là pour aider l’équipe à se qualifier pour la CAN U20 et c’était ma dernière année en tant que joueur U20 (Charbel Codjo Gomez a fêté 20ans le 27 Janvier dernier, Ndlr). Mais malheureusement j’ai failli à ma mission, je n’ai pu rien faire pour empêcher l’élimination au Bénin, c’était douloureux.

 

Vous étiez présent lors de la 3è et 4è journée des éliminatoires de la CAN 2022. En Mars prochain, le Bénin reçoit le Nigeria à Porto Novo pour tenter de décrocher sa qualification. Avez-vous une chance face aux Super Eagles et comment préparez-vous ce match décisif ?

 

Contre le Nigeria, c’est un match important et nous le savons tous. En plus d’être important, on parle d’un match difficile face à un adversaire redoutable sur le continent. On peut les surprendre, on fera de notre mieux pour nous qualifier pour la CAN.  Si le sélectionneur me donne la chance je viendrai défendre vaillamment les couleurs nationales comme d’habitude. Déjà, j’ai confiance en notre effectif et surtout au sélectionneur Michel Dussuyer.  Je pense qu’on fera de notre mieux pour surprendre le peuple béninois, j’en suis persuadé.

Qu’est-ce qui vous a manqué face au Lesotho à l’occasion de la précédente journée ?  

 

Face au Lesotho, nous avions gagné à Porto Novo puis un nul chez eux. Je pense qu’il ne nous a pas manqué grande chose. C’était deux matchs différents et difficiles. Avec le capitaine Sessegnon on aurait pu avoir plus de points mais je pense qu’on doit prendre l’habitude de le faire sans lui quand il n’est pas là et c’est ce qu’on essaye de faire.  Mais avec lui, tout devient facile. Le capitaine Stéphane Sessegnon est un exemple pour moi, un leader que je suis depuis. On a toujours besoin de lui, de son expérience, de son talent et de son leadership.

 

 

Quels sont les joueurs avec lesquels vous vous entendez le mieux en sélection sénior du Bénin ?

 

C’est déjà  un privilège pour moi de partager les vestiaires avec eux. Je ne peux évoquer des noms. Je m’entends pratiquement avec tout le monde. Déjà c’est un groupe et on se connaît depuis des années donc je m’entends avec tout le monde et c’est plus facile l’intégration.

 

Pour la première fois, le sélectionneur Michel Dussuyer  vous a donné de temps de jeu face au Lesotho aller et retour et vous n’aviez pas déçu. Comment jugez-vous le travail du technicien Français à la tête des Ecureuils ?

 

Le sélectionneur Michel Dussuyer fait son travail, j’envie de dire qu’il fait un très bon travail. Nous les plus jeunes de la sélection, il fait en sorte qu’on se sente plus concerner et il nous encourage à repousser nos limites. Humainement, Dussuyer est une très bonne personne.

 

 Quel est votre rêve ultime en tant que footballeur ?

Comme tout footballeur, c’est de progresser et jouer au très haut niveau. J’aimerais faire comme mon idole Neymar. J’aime Ney, j’aime beaucoup son style de jeu. Il provoque ses adversaires, balle au pied, il est souvent injouable. C’est un joueur qui a un gros volume de jeu, un footballeur complet et je l’aime énormément.  Puis après, ce sera un honneur de jouer un jour en Premier League. Qui n’aimerait pas jouer en championnat Anglais ? Ca fait rêver !

Tous les footballeurs sont soit, fan de Messi ou de Ronaldo. Si on vous demande de choisir un comme modèle réalisable, vous opterez pour qui ?

 

 (Sourire) je choisirai Cristiano Ronaldo. Ça sera lui !

 

Quel est selon vous, le meilleur footballeur africain de l’histoire ?

Je n’ai pas eu la chance de suivre toutes les légendes du football africain. Ça sera difficile d’en choisir le meilleur. Mais avec ce que j’ai pu voir, je dirai que Samuel Eto’o est le meilleur footballeur africain de sa génération.

 

 

A Afrique Sports c’est une tradition. Nous aimons demander aux joueurs que nous interviewons leur Onze de rêve. Quels sont donc les 11 joueurs qui composent l’équipe de rêve de Charbel Codjo Gomez ?  

 

Mon équipe de rêve ne comporte que des stars que j’ai vus jouer. Je mets Manuel Neuer dans les buts, c’est le meilleur.  En défense centrale, il n’y a pas mieux que le duo Sergio Ramos et Virgil Van Dijk. Marcelo et Trent Alexander Arnold sur les côtés. Au milieu, Thiago Alcantara, Iniesta et Neymar. Cristiano Ronaldo et Lionel Messi sur les ailes et Robert Lewandowski devant.

 

 Votre mot de fin

C’est un grand plaisir qu’Afrique Sports s’intéresse à moi pour cette interview.  Je les remercie et à très bientôt.

 

Réalisation : Carinos CHANHOUN   

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