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Maroc – Sénégal : l’arbitrage au cœur d’une nouvelle polémique

Momar Touré3 min de lecture
Maroc – Sénégal : l’arbitrage au cœur d’une nouvelle polémique

L’arbitrage de Jean-Jacques Ndala continue de susciter de nombreuses réactions sur le continent africain, dans un contexte déjà marqué par plusieurs controverses depuis le début de l’année. L’arbitre international congolais, régulièrement sollicité pour des rencontres majeures, se retrouve une nouvelle fois au centre de l’attention après un épisode survenu lors de la manche aller de la finale de la Ligue des Champions africaine opposant le FAR Rabat à Mamelodi Sundowns.

Déjà critiqué pour sa gestion de la finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal, où certaines décisions avaient été vivement contestées par différents observateurs et supporters, Ndala était de nouveau attendu au plus haut niveau pour cette rencontre décisive de compétition interclubs. Cette finale aller, disputée dans un contexte de forte tension sportive et d’enjeu continental important, devait permettre aux deux équipes de prendre une option sur le titre.

Cependant, la rencontre a été marquée par un incident technique qui a rapidement pris une ampleur importante. En seconde période, l’arbitre central a indiqué que le système d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), normalement utilisé pour aider à la prise de décision sur les actions litigieuses, n’était plus opérationnel. Cette annonce a surpris les joueurs, les staffs techniques et les spectateurs, dans une phase du match où chaque décision pouvait avoir un impact déterminant sur le résultat final.

Suite à cette défaillance technique, la rencontre s’est poursuivie sans l’utilisation de la VAR, ce qui a naturellement modifié le cadre habituel de prise de décision arbitrale. Les officiels ont dû gérer la fin du match uniquement sur la base des décisions prises sur le terrain, sans possibilité de recours à la vidéo pour vérifier certaines situations contestées. Cette situation a renforcé la tension déjà présente sur la pelouse, chaque action devenant potentiellement sujette à interprétation.

Sur le plan sportif, Mamelodi Sundowns a finalement réussi à s’imposer sur la pelouse du FAR Rabat sur le score de 1-0. Cette victoire à l’extérieur place le club sud-africain dans une position favorable avant le match retour, même si l’écart reste minimal et laisse toutes les possibilités ouvertes pour la suite de la confrontation.

Toutefois, au-delà du résultat, c’est surtout le déroulement de la rencontre et les conditions dans lesquelles elle s’est terminée qui alimentent déjà les discussions. L’absence de VAR sur une partie du match, en particulier dans une finale continentale, soulève des interrogations sur l’organisation technique et la gestion des outils d’arbitrage à ce niveau de compétition. Certains observateurs estiment que cet incident pourrait raviver le débat sur la fiabilité des infrastructures arbitrales en Afrique et sur les mesures à mettre en place pour éviter ce type de situation lors de rencontres aussi importantes.

Dans ce contexte, cette nouvelle controverse vient s’ajouter à une série de débats autour de l’arbitrage de Jean-Jacques Ndala ces derniers mois, renforçant l’attention portée à chacune de ses désignations. Les instances compétentes devraient être amenées à analyser les circonstances exactes de cet incident afin de déterminer les responsabilités et d’envisager d’éventuelles améliorations dans la gestion des outils technologiques lors des compétitions continentales.