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Cameroun : « Si c’est ça, alors je suis un bon dictateur… » Eto’o assume

Momar Touré2 min de lecture
Cameroun : « Si c’est ça, alors je suis un bon dictateur… » Eto’o assume

Lors d’un événement organisé par Digital B Agency, Samuel Eto’o est revenu sur son mandat à la tête de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), marqué par de nombreuses polémiques, notamment autour de la gestion financière. Fidèle à son franc-parler, l’ancien attaquant n’a pas esquivé les questions.

« L’ordonnateur ne touche pas l’argent »

Cameroun : « Si c’est ça, alors je suis un bon dictateur… » Eto’o assume


Face aux critiques sur l’opacité des finances, Eto’o a expliqué son rôle :

« Quand je suis arrivé à la tête de la fédération, j’étais seulement l’ordonnateur des dépenses. L’ordonnateur ne touche pas l’argent. Les budgets sont préparés par les équipes de la fédération, transmis au ministère des Sports, puis au Premier ministère pour validation. »

Il a ainsi insisté sur le circuit institutionnel et la transparence de la gestion :

« Tout passe par un agent comptable, il y a des réunions avec le ministère et le Premier ministre pour défendre le budget. La FECAFOOT n’a pas d’accès direct et libre aux fonds, contrairement à ce que certains prétendent. »

« Le budget ne sert pas qu’aux joueurs »
Eto’o a également précisé que le budget fédéral ne se limite pas aux Lions Indomptables :

« Quand on parle d’un budget de 6 milliards, ce n’est pas uniquement pour les joueurs. Les déplacements des Lions impliquent le ministre des Sports, l’ambassadeur, les services de sécurité, la Présidence, le Premier ministère et les finances. »

Pour garantir la traçabilité, il a instauré le paiement exclusivement par virement bancaire :

« J’avais demandé que tous les paiements se fassent par virement pour assurer la transparence à tous les niveaux. C’est simple et ça ne devrait poser aucun problème. »

« Si c’est ça, alors je suis un bon dictateur »
Interrogé sur son image d’autoritaire, Eto’o assume son caractère :

« Je suis ouvert aux critiques, mais je ne vais pas perdre mon temps avec ceux qui vous mentent pour se faire de l’argent. Si le fait de ne pas les écouter fait de moi un dictateur, alors je suis un bon dictateur. »

Une sortie provocatrice et assumée, à l’image d’un mandat scruté et parfois controversé.