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CAN 2025 : finale Sénégal–Maroc, une annonce inattendue tombe dans l’affaire

Momar Touré3 min de lecture
CAN 2025 : finale Sénégal–Maroc, une annonce inattendue tombe dans l’affaire

La vidéo a largement circulé sur les réseaux sociaux. On y voit un jeune homme d’origine algérienne se rendre au Maroc avec sa famille pour un séjour touristique, tout en assistant à la CAN 2025 disputée entre le 21 décembre et le 18 janvier. Il affirme toutefois que son voyage a pris une tournure inattendue lorsqu’il a été interpellé puis placé en détention à la suite d’un incident survenu lors de la finale opposant le Sénégal au pays hôte.

Selon son récit, Lyèce Mouri se trouvait dans les tribunes, loin des zones où des tensions ont éclaté après le match. Il soutient avoir été arrêté alors qu’il n’était pas impliqué dans les désordres. « Je ne bouge pas. J’étais à ma place à dix rangs de la pelouse », explique-t-il, en contestant toute participation aux incidents.

Il raconte également les circonstances de son interpellation : « Quelques minutes après la fin du match alors qu’on a attend la remise du trophée, deux policiers en civil marocains s’approchent de moi dans la tribune. D’abord, ils me parlent en arabe. Je leur dis : “désolé je ne comprends pas”. Puis en français : “On peut te poser une question vite fait ? T’inquiètes, c’est juste pour des renseignements”. On monte les escaliers puis d’un coup, dix policiers me sautent dessus, me frappent et m’emmènent de force au poste.»

Après son transfert au poste de police du stade, il affirme avoir été interrogé sur son identité et ses origines familiales. « Au poste du stade, j’attends pendant longtemps. Quand on m’interroge enfin j’explique tout. “voilà, je suis venu en famille”. Je montre mon passeport français. Le policier me dit : “Oui ta mère est française mais elle est née où ?” je lui réponds “en Algérie”. D’un coup, son visage, il change, son attitude, elle change », rapporte-t-il.

Il poursuit en indiquant avoir été ensuite placé en détention, où plusieurs accusations lui auraient été reprochées : « Finalement, ils me jettent dans le fourgon. Direction la garde-à-vue et le lendemain, on m’annonce que j’ai frappé un policier, que je suis rentré sur la pelouse, que j’ai cassé du matériel et j’ai lancé une bouteille. Je dis “j’ai travaillé 3 ans dans un stade. Montrez-moi les caméras, c’est impossible de mentir dans un stade”. »

Malgré ses contestations, il est resté détenu pendant une période prolongée avant d’être libéré à la suite d’une mesure de grâce royale intervenue le 23 mai. Cette décision s’inscrivait, selon les autorités, dans une volonté d’apaisement et de préservation des relations entre les pays concernés.