Le quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre l’Algérie et le Nigeria, conclu par une défaite des Fennecs (2-0), avait été terni par de graves incidents survenus après le coup de sifflet final. Une rencontre dont l’issue sportive est rapidement passée au second plan face à la violence des tensions observées en fin de match.
La situation avait dégénéré à un point tel que l’arbitre de la rencontre avait dû être escorté par le service de sécurité pour quitter la pelouse. Dans les couloirs du stade, le climat s’était encore davantage détérioré. Rafik Belghali aurait notamment poursuivi le corps arbitral dans un contexte jugé particulièrement hostile, aggravant une situation déjà explosive.

Premiers verdicts disciplinaires : la CAF tranche
Face à la gravité des faits, la Confédération africaine de football (CAF) avait rapidement ouvert une enquête disciplinaire. Ce mercredi 21 janvier 2026, l’instance continentale a officiellement rendu ses décisions, infligeant des sanctions sévères aux personnes impliquées.
Des sanctions lourdes et immédiates
À l’issue de la procédure, plusieurs joueurs algériens ont été sanctionnés. Rafik Belghali a écopé de quatre matches de suspension, dont deux avec sursis, en raison de son comportement jugé agressif envers le corps arbitral. De son côté, le gardien Luca Zidane a été suspendu pour deux rencontres, après avoir été impliqué dans des échauffourées avec des joueurs nigérians à l’issue du match.
Ces sanctions sportives entreront en vigueur lors des premières rencontres de qualification pour la CAN 2028.
Par ailleurs, la Fédération algérienne de football (FAF) a été condamnée à une amende de 100 000 dollars pour manquements disciplinaires liés aux incidents survenus après la rencontre.
La FAF conteste et envisage un recours
Tout en prenant acte de la décision, la Fédération algérienne de football a exprimé son profond désaccord avec ce qu’elle estime être une sévérité excessive des sanctions prononcées. Dans un communiqué, la FAF a annoncé son intention de saisir les instances compétentes afin d’engager une procédure de recours, affirmant vouloir défendre les intérêts du football algérien « dans le strict respect des cadres réglementaires et institutionnels ».

Ces sanctions marquent en tout cas la volonté affichée de la CAF de faire preuve de fermeté face aux débordements, dans un contexte où la discipline et le respect des officiels demeurent des enjeux majeurs pour l’image du football africain.




