Mondial 2026 : la CAF, la FIFA et les manœuvres qui inquiètent le Sénégal avant le choc face à la France
La commission de discipline de la Confédération Africaine de Football (CAF) s’apprête à rendre une décision très attendue concernant les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal. Une rencontre historique, conclue par la victoire des Lions de la Teranga (1-0 après prolongation), qui a offert au Sénégal un nouveau sacre continental, mais dont le scénario tendu continue de faire couler beaucoup d’encre.

Disputée dans un climat électrique, cette finale a été marquée par de nombreuses interruptions, des contestations répétées et des scènes de tension sur et autour du terrain. Si la performance sportive du Sénégal a été unanimement saluée, notamment pour sa solidité tactique et sa maîtrise mentale, le comportement de certains membres du staff et de l’encadrement sénégalais est aujourd’hui au cœur des débats. La CAF, saisie de plusieurs rapports officiels, envisage des sanctions disciplinaires qui pourraient aller de simples amendes à des suspensions ciblées.
Au Sénégal, ces procédures suscitent une vive inquiétude, d’autant plus que le timing interroge. À quelques mois du début de la Coupe du Monde 2026, où les Lions doivent affronter la France lors d’un match très attendu de la phase de groupes, beaucoup redoutent que ces décisions ne fragilisent l’équipe championne d’Afrique. Certains observateurs n’hésitent pas à évoquer une forme d’acharnement institutionnel, estimant que le Sénégal, désormais installé parmi les grandes nations du football mondial, dérange.
La Fédération sénégalaise de football suit le dossier avec la plus grande attention. En interne, on redoute notamment des sanctions individuelles pouvant priver le sélectionneur ou certains cadres de banc lors de rencontres cruciales. Un scénario qui affaiblirait considérablement la préparation mentale et stratégique de l’équipe, au moment où la stabilité apparaît comme l’un des principaux atouts des Lions de la Teranga.

De son côté, la FIFA observe la situation de près, consciente des répercussions qu’une décision lourde pourrait avoir sur l’équilibre et la crédibilité des compétitions internationales. Si aucune preuve tangible ne permet d’affirmer l’existence d’un plan concerté contre le Sénégal, le sentiment d’injustice gagne du terrain parmi les supporters et les analystes africains.
Champion d’Afrique en titre, le Sénégal avance désormais sous pression. Entre procédures disciplinaires, soupçons et enjeux sportifs majeurs, les Lions devront faire preuve d’une force mentale exceptionnelle pour rester concentrés sur l’essentiel : défendre leur statut sur la scène mondiale et aborder le Mondial 2026 avec ambition, malgré les vents contraires.




