La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, opposant le Sénégal au Maroc, restera gravée dans les annales du football africain. Les Lions de la Teranga ont décroché leur deuxième titre continental en s’imposant 1-0 après prolongation grâce à un but de Pape Gueye en temps additionnel.
Pourtant, ce succès historique a été éclipsé par une controverse majeure liée à la gestion de l’événement par les instances internationales, en particulier par Gianni Infantino, président de la FIFA. Alors que le Sénégal célébrait sa victoire, Infantino a publié une déclaration publique qui a surpris de nombreux observateurs et relancé le débat sur la neutralité de la gouvernance du football mondial.

L’origine de cette polémique remonte aux dernières minutes du match, lorsque l’arbitre a d’abord refusé un but sénégalais dans les arrêts de jeu, avant d’accorder un penalty controversé au Maroc après intervention de la VAR. Cette décision a poussé la majorité des joueurs sénégalais à quitter la pelouse en signe de protestation, entraînant un arrêt de la rencontre d’une quinzaine de minutes dans une atmosphère de haute tension.
Alors que le match reprenait et que le Sénégal finissait par l’emporter, Infantino a condamné fermement le comportement des joueurs, du staff sénégalais et de certains supporters, qualifiant les scènes d’« inacceptables » et affirmant que la violence et les abandons de terrain n’ont pas leur place dans le football. Il a également appelé à ce que les décisions des arbitres soient respectées, insistant sur le fait que le respect des règles est essentiel pour préserver « l’intégrité du jeu ».

Cette prise de position a été perçue par certains comme une remise en question du sacre sénégalais, et même comme une interférence dans une compétition régionale, alimentant des débats sur l’impartialité de la FIFA vis-à-vis des équipes africaines. D’aucuns estiment que cette sortie médiatique, 72 heures après le triomphe des Lions, a davantage mis en lumière les tensions entre autorités du football mondial et acteur africains plutôt que de célébrer la performance sportive.
La CAF (Confédération africaine de football) s’est elle aussi dite préoccupée par les incidents et a annoncé une revue complète des images pour d’éventuelles sanctions disciplinaires.
Au final, la victoire du Sénégal reste historique, mais la façon dont elle a été suivie par les réactions institutionnelles a ouvert un débat sur la manière dont les grandes instances du football abordent la gestion des compétitions et la communication autour d’événements majeurs.




