La demi-finale tant attendue de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre le Sénégal et l’Égypte a bien failli basculer sur une seule action, lourde de conséquences pour les Lions de la Teranga. Dans une rencontre disputée, tendue et riche en duels, un fait de jeu précis est venu assombrir le tableau côté sénégalais, malgré la solidité affichée par la défense.
Tout est parti d’une tentative audacieuse de l’Égyptien Emam Ashour, qui a cherché à surprendre le bloc sénégalais par une passe verticale plein axe. Son intention était claire : lancer Omar Marmoush dans la profondeur, profitant d’un léger déséquilibre dans l’axe défensif. Une action rapide, incisive, qui a obligé la charnière sénégalaise à intervenir en urgence.

Dans sa course pour couper la trajectoire et empêcher l’attaquant égyptien de se présenter face au but, Kalidou Koulibaly n’a eu d’autre choix que de commettre une faute tactique. Une intervention nécessaire sur le moment, mais sanctionnée immédiatement par l’arbitre, qui a brandi le carton jaune à l’encontre du capitaine des Lions. Une décision logique au vu du règlement, mais aux conséquences potentiellement lourdes pour la suite de la compétition.
Déjà averti plus tôt dans le tournoi, le défenseur sénégalais se retrouvait ainsi sous la menace directe d’une suspension automatique. Ce nouvel avertissement signifie en effet que Koulibaly manquerait une éventuelle finale de la CAN 2025 si le Sénégal parvenait à se qualifier. Une perspective inquiétante pour le staff technique et pour tout un pays, tant l’ancien joueur de Naples incarne la stabilité, le leadership et l’expérience au sein de l’arrière-garde.
Pour les Lions de la Teranga, l’absence possible de leur pilier défensif lors du rendez-vous ultime serait un véritable coup dur. Au-delà de ses qualités athlétiques et tactiques, Koulibaly est le patron du vestiaire, celui qui rassure, organise et guide ses partenaires dans les moments clés. Son éventuelle suspension obligerait le sélectionneur à revoir ses plans, à recomposer une défense dans un match où la moindre erreur peut être fatale.
Cette action, en apparence anodine, rappelle à quel point les matchs à élimination directe se jouent souvent sur des détails. Et pour le Sénégal, l’enjeu dépasse désormais la simple qualification : il s’agit aussi de mesurer le prix payé dans la bataille pour le sacre continental.




