Le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a récemment tenu des propos qui ont suscité de nombreuses réactions au sein du paysage du football africain. Dans un contexte marqué par des débats récurrents autour de l’organisation des compétitions continentales et des candidatures des différentes fédérations, ses déclarations viennent clarifier la position future du Maroc concernant l’accueil des tournois organisés sous l’égide de la Confédération africaine de football.
Selon lui, le Maroc adopte désormais une posture de retrait volontaire dans la course à l’organisation des compétitions africaines. Cette orientation traduit une volonté de ne plus entrer en concurrence directe avec d’autres pays du continent pour l’obtention de ces événements sportifs majeurs. Une décision qui s’inscrit dans une stratégie plus large, souvent interprétée comme un repositionnement des priorités sportives et diplomatiques du royaume dans le football africain.

Fouzi Lekjaa a insisté sur le fait que cette décision n’est pas motivée par une quelconque opposition à d’autres candidatures, mais plutôt par un choix de principe visant à encourager une répartition plus équilibrée des compétitions entre les différentes nations africaines. Dans ce sens, il a tenu à souligner que chaque pays est libre de présenter sa candidature et de défendre ses ambitions organisationnelles.
Dans cette optique, le dirigeant marocain a déclaré avec clarté :
« Le Maroc 𝗡𝗘 𝗗𝗘́𝗣𝗢𝗦𝗘𝗥𝗔 𝗣𝗟𝗨𝗦 de candidature pour accueillir des compétitions africaines.
Si un pays souhaite les organiser, nous lui souhaitons pleine réussite. »
Cette déclaration, formulée de manière ferme, marque un tournant dans la stratégie du Maroc vis-à-vis des grandes compétitions continentales. Elle intervient dans un contexte où plusieurs pays africains expriment régulièrement leur volonté d’accueillir des tournois majeurs, qu’il s’agisse de la Coupe d’Afrique des Nations, des compétitions de jeunes ou d’autres événements organisés par la CAF.
Au-delà de l’aspect strictement sportif, cette position peut également être analysée sous un angle diplomatique. Le football africain est devenu un espace d’influence important, où les fédérations nationales jouent un rôle déterminant dans les orientations prises au sein des instances dirigeantes. Le choix de ne plus soumettre de candidature pourrait ainsi être interprété comme une volonté de se concentrer sur d’autres priorités, notamment le développement des infrastructures internes et la consolidation des performances des sélections nationales.
🎙️Fouzi Lekjaa : « Le Maroc 𝗡𝗘 𝗗𝗘́𝗣𝗢𝗦𝗘𝗥𝗔 𝗣𝗟𝗨𝗦 de candidature pour accueillir des compétitions africaines. 🇲🇦❌
— FRMFXtra (@FRMFXtra) June 13, 2026
Si un pays souhaite les organiser, nous lui souhaitons pleine réussite. » pic.twitter.com/om83CqoBHr
Le Maroc reste néanmoins un acteur central du football africain et mondial, notamment grâce à ses infrastructures modernes et à son expérience dans l’organisation d’événements internationaux. Même sans candidature future, son rôle au sein des instances sportives continentales demeure significatif.
Cette prise de position de Fouzi Lekjaa pourrait également influencer les équilibres futurs au sein de la CAF, en ouvrant davantage d’opportunités à d’autres fédérations désireuses d’accueillir des compétitions. Elle pourrait être perçue comme un geste d’ouverture en faveur d’une plus grande diversité des pays hôtes.
Dans tous les cas, cette déclaration marque une étape importante dans la communication officielle du football marocain, et elle continuera probablement d’alimenter les discussions au sein du paysage sportif africain dans les semaines à venir.




