Côte d'Ivoire

Après des années de rivalité, Yaya Touré balance sur Cristiano Ronaldo

Momar Touré3 min de lecture
Après des années de rivalité, Yaya Touré balance sur Cristiano Ronaldo

Aller en finale et se retrouver face à Cristiano Ronaldo, c’était tout simplement incroyable. Depuis le début de ma carrière, j’avais entendu parler de lui comme d’un joueur exceptionnel, mais le voir là, en face de moi, sur le terrain, dans ce moment décisif… c’était autre chose. Je savais qu’il était redoutable des deux pieds. Que ce soit son gauche ou son droit, il pouvait faire la différence en un instant. C’était une véritable machine, un athlète complet, l’un des meilleurs footballeurs de l’époque, si ce n’est le meilleur.

Lorsque nous nous sommes serré la main avant le coup d’envoi, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un mélange de respect et d’appréhension. Je me suis surpris à soupirer intérieurement, et je me suis dit : « Qu’est-ce qu’on va faire ? Comment allons-nous l’arrêter ? » Mon cœur battait à tout rompre, mes mains étaient moites, et je sentais déjà la tension monter dans tout mon corps. Chaque joueur a déjà ressenti ce mélange d’adrénaline et de nervosité avant un match important, mais là, c’était multiplié par dix.

Après des années de rivalité, Yaya Touré balance sur Cristiano Ronaldo

Je savais que ce n’était pas le moment de paniquer. J’avais besoin d’un plan, d’une stratégie claire. Alors, je me suis tourné vers Piqué et Busquets, mes partenaires de confiance, et je leur ai parlé franchement : « La seule façon de le contrôler, c’est qu’on agisse ensemble. Moi, je m’occupe d’un côté, et vous, vous le prenez de l’autre. » Je voulais qu’ils comprennent que ce n’était pas un simple défi individuel. Pour contenir un joueur de cette envergure, il fallait coordination, anticipation et discipline.

Pendant le match, chaque mouvement de Cristiano nous obligeait à rester concentrés. Il ne donnait jamais un ballon comme ça, chaque dribble, chaque passe, chaque tir était calculé avec précision. Nous devions être synchronisés, prêts à réagir à chaque instant. Chaque fois que je l’approchais, mon esprit travaillait à cent à l’heure, analysant ses gestes, essayant de deviner ses intentions. Et pourtant, malgré toute cette préparation, une part de moi admirait secrètement sa maîtrise du jeu.

Cette finale restera gravée dans ma mémoire non seulement pour l’intensité de la rencontre, mais aussi pour l’expérience unique de devoir affronter un joueur de ce calibre. Ce n’était pas juste un match ; c’était un test de courage, de stratégie et de détermination. Et malgré la peur et la tension, il y avait aussi ce sentiment incroyable d’être sur le même terrain qu’un des meilleurs de tous les temps.