Alors que la Coupe du monde 2026 vient tout juste de débuter aux États-Unis, au Canada et au Mexique, un autre sujet fait parler dans les coulisses du football mondial : la rémunération du président de la FIFA, Gianni Infantino. Les chiffres publiés dans le rapport annuel 2025 de l’instance dirigeante du football ont relancé le débat sur la gestion financière de l’organisation, à un moment où de nombreux supporters dénoncent déjà le coût élevé des billets pour assister aux rencontres du tournoi.
Comme chaque année, la FIFA a rendu publics les salaires de ses principaux dirigeants dans un souci de transparence. Selon les données officielles, Gianni Infantino a perçu en 2025 un salaire fixe brut de 2,6 millions de francs suisses. À cette somme s’ajoute une rémunération variable de 2,2 millions de francs suisses liée à ses performances et aux résultats financiers de l’organisation. Au total, le dirigeant suisse a donc touché 4,8 millions de francs suisses sur l’année, soit environ 5,1 millions d’euros.

Cette révélation intervient dans un contexte particulier. Depuis plusieurs semaines, les critiques se multiplient concernant le prix des billets du Mondial 2026. De nombreux supporters, notamment ceux venus d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, estiment que les tarifs pratiqués pour certaines rencontres sont excessifs. Les coûts liés au transport, à l’hébergement et aux formalités administratives viennent également alourdir la facture pour les passionnés qui souhaitent soutenir leur sélection nationale sur place.
Face à ces critiques, la rémunération du président de la FIFA est devenue un sujet de discussion récurrent. Certains observateurs s’interrogent sur l’écart entre les revenus des dirigeants du football mondial et les difficultés rencontrées par de nombreux supporters pour accéder aux stades. D’autres rappellent toutefois que le salaire d’Infantino est fixé par les organes de gouvernance de la FIFA et qu’il est lié aux performances économiques de l’institution.
Depuis son arrivée à la tête de la FIFA en 2016, Gianni Infantino a supervisé une transformation importante du football mondial. Sous son mandat, les revenus de l’organisation ont connu une croissance significative grâce à l’augmentation des contrats commerciaux, des droits télévisés et à la création de nouvelles compétitions internationales. L’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes constitue également l’un des projets majeurs de sa présidence.
La FIFA prévoit d’ailleurs des recettes records grâce à cette édition 2026, la première de l’histoire à réunir autant de nations participantes. L’instance estime que l’augmentation du nombre de matches, l’élargissement du marché des diffuseurs et l’intérêt croissant des partenaires commerciaux permettront de générer des revenus sans précédent.

Malgré ces résultats financiers prometteurs, les débats autour de la gouvernance et de la répartition des ressources demeurent. Entre les investissements dans le développement du football mondial, les aides aux fédérations et les dépenses liées à l’organisation des compétitions, la FIFA reste régulièrement sous le regard critique de l’opinion publique.
À l’heure où le monde entier a les yeux tournés vers la Coupe du monde 2026, le salaire de Gianni Infantino illustre ainsi une nouvelle fois les discussions qui entourent l’équilibre entre réussite économique, accessibilité du football et attentes des supporters.




