Coupe du Monde

Mondial 2026 : la FIFA frappe fort et annonce une bonne nouvelle pour les sélections africaines

Momar Touré3 min de lecture
Mondial 2026 : la FIFA frappe fort et annonce une bonne nouvelle pour les sélections africaines

À l’approche de la Coupe du monde 2026, dont le coup d’envoi est prévu le 11 juin à Mexico, la FIFA a procédé à une révision significative à la hausse des primes destinées aux sélections qualifiées. Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’élargissement du tournoi de 32 à 48 équipes et par des prévisions de recettes estimées à près de 9 milliards de dollars pour l’instance dirigeante du football mondial.

Selon les nouvelles dispositions, la FIFA a augmenté la prime de préparation de 1,5 à 2,5 millions de dollars. La prime de participation a également été revalorisée, passant de 9 à 10 millions de dollars par sélection. Ainsi, chaque équipe qualifiée est désormais assurée de percevoir un minimum de 12,5 millions de dollars avant même son entrée en compétition officielle. Cette revalorisation représente une réponse directe aux attentes exprimées par plusieurs fédérations nationales, relayées notamment par l’UEFA, qui estimaient que les montants initialement prévus ne couvraient pas suffisamment les coûts logistiques et organisationnels liés à une participation à une Coupe du monde.

Lors de sa réunion tenue fin avril à Vancouver, le Conseil de la FIFA a validé une enveloppe globale de 871 millions de dollars, soit une augmentation d’environ 15 % par rapport aux estimations précédentes. Dans le même temps, l’instance a confirmé que le futur champion du monde percevra une prime additionnelle de 50 millions de dollars, ce qui constitue l’un des montants les plus élevés jamais attribués dans l’histoire de la compétition.

Pour les sélections africaines, cette évolution représente un soutien financier important. Toutefois, les dépenses liées à la participation à un tel tournoi restent particulièrement élevées. Les coûts incluent notamment les billets d’avion intercontinentaux, l’hébergement, la restauration ainsi que les déplacements internes sur le territoire nord-américain. À titre indicatif, une nuitée dans un hôtel de catégorie quatre ou cinq étoiles peut atteindre environ 400 euros par personne, ce qui augmente rapidement le budget global des délégations.

La FIFA prend en charge une partie des frais d’hébergement à partir de cinq jours avant le premier match officiel de chaque sélection. En revanche, les jours de préparation précédents restent généralement à la charge des fédérations nationales. Cela oblige ces dernières à mobiliser des ressources complémentaires afin d’assurer la logistique des stages de préparation et des rassemblements.

Dans ce cadre, plusieurs équipes ont déjà adapté leur organisation. Le Maroc, par exemple, a structuré sa préparation entre Salé et Rabat avant de rejoindre le continent américain. Le Sénégal a également mis en place un stage de préparation à Dakar, suivi d’un match amical disputé aux États-Unis, en Caroline du Nord, malgré une défaite.

Pour financer l’ensemble de ces opérations, les fédérations s’appuient sur différentes sources de revenus, notamment les partenariats commerciaux, les sponsors, les droits liés aux matchs amicaux ainsi que les aides publiques. Toutefois, ces dernières tendent à diminuer, certains États considérant que les dotations versées par la FIFA suffisent désormais à couvrir une part importante des dépenses.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a salué la solidité financière actuelle de l’organisation, qu’il qualifie de « la plus robuste de son histoire ». Selon lui, les revenus générés par la compétition sont réinvestis dans le développement global du football à travers le monde, notamment en faveur des infrastructures et des programmes de formation.