À un mois du barrage de la Coupe du monde 2026, la RD Congo, dirigée par Chancel Mbemba, se retrouve dans une situation délicate. L’organisation du tournoi au Mexique suscite en effet de nouvelles inquiétudes. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, assure qu’il n’y a « aucun risque » pour la sécurité des rencontres. Pourtant, la situation dramatique à Guadalajara, dans l’État de Jalisco, pourrait compromettre la tenue d’un des barrages intercontinentaux prévus fin mars.
Le playoff impliquant la Nouvelle-Calédonie, la Jamaïque et la RD Congo doit se dérouler à l’Estadio Akron, le stade des Chivas de Guadalajara, d’une capacité de 49 813 places. Les Néo-Calédoniens et les Jamaïcains s’affronteront d’abord le 26 mars (27 mars à 4h en France), et le vainqueur défiera les Léopards le 31 mars (22h à Paris et Kinshasa).

La sécurité de ces rencontres est cependant remise en question. La ville de Guadalajara a été récemment secouée par de graves violences liées au cartel Jalisco Nueva Generación, après la mort de son chef Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », lors d’une opération militaire menée par les autorités mexicaines avec le soutien des États-Unis.
Face à cette situation, la FIFA étudie déjà un plan B. Selon le média argentin Claro Sports, le déplacement des matches vers une autre ville mexicaine, comme Mexico, est envisagé. Les trois équipes concernées ont déjà organisé leur voyage, et la RD Congo, avec des joueurs comme Axel Tuanzebe, Gaël Kakuta ou Cédric Bakambu, avait prévu un match de préparation contre les Bermudes à Guadalajara, cinq jours avant le barrage.
Pendant ce temps, l’autre barrage intercontinental, qui opposera l’Irak, la Bolivie et le Surinam pour déterminer le futur adversaire de la France dans le groupe I, se déroulera à Monterrey, dans le stade des Rayados. Reste à savoir si les quatre rencontres prévues dans le Jalisco, dont le Mexique–Corée du Sud et Uruguay–Espagne, pourront finalement s’y tenir.




