Coupe du Monde

Rudi Garcia crée la surprise avec ses propos sur le Sénégal

Momar Touré4 min de lecture
Rudi Garcia crée la surprise avec ses propos sur le Sénégal

En pleine préparation du seizième de finale de Coupe du monde 2026 face au Sénégal, Rudi Garcia a répondu aux questions des médias depuis le camp de base des Diables Rouges. Le sélectionneur français a évoqué les conditions de travail de son équipe et l’état d’esprit du groupe avant ce rendez-vous décisif.

Sa première Coupe du monde

Rudi Garcia lâche une bombe sur le Sénégal : « Le Sénégal c’est la… »

« Ce sont des matches de très haut niveau en termes de gestion de la pression, assez similaires à une rencontre de Ligue des Champions ou à un duel face à une grosse équipe en championnat. La différence, c’est qu’on est ici depuis de nombreux jours. Il faut bien jouer ensemble et aussi bien vivre ensemble.

C’est une réussite jusqu’ici. Notre hôtel est plutôt sympa, il se situe dans un cadre apaisant et on a des temps de trajets relativement courts. Il fait 14 degrés, on ne souffre pas de la chaleur. Ce sont des éléments importants pour bien s’entrainer et se préparer. Je suis content de vivre ça avec ce groupe-là, je suis attaché à mes joueurs. J’espère qu’on sera en mesure d’aller le plus loin possible. »

Stress et gestion émotionnelle

« Je trouve que mes joueurs étaient tranquilles après l’Iran, on en a parlé avec les leaders. L’attitude du coach déteint sur les joueurs : si vous êtes nerveux, ils vont se demander pourquoi. J’avais confiance en eux donc je n’avais pas de raison d’être nerveux et je ne le suis toujours pas. C’est juste une belle aventure, j’ai envie d’aller loin avec eux. J’espère que mes leaders pourront sortir par la grande porte. On est resté calme et sûr de nos forces.

On a élevé le curseur sur certains points, comme les phases arrêtées. Après l’Iran, on a travaillé ça à l’entrainement, on a mis au moins 500 buts je pense. On a voulu redonner confiance aux joueurs. Il y avait un peu de stress lors de la première période du premier match contre l’Egypte. C’était bizarre car ils avaient tous joué en Coupe du monde, hormis Nathan Ngoy et Brandon Mechele. »

Le Sénégal, prochain adversaire

« Il faut battre le Sénégal, il n’y a que ça qui nous intéresse. On sait pas mal de choses sur eux, je connais beaucoup de joueurs de leur équipe. J’étais à Saint-Etienne quand Pape Thiaw, leur sélectionneur actuel, a démarré en professionnel. C’est la meilleure nation africaine, ils ont gagné la CAN. C’est une équipe assez complète sur le plan offensif et défensif.

Leur victoire 5-0 contre l’Irak n’est pas représentative, c’était face à un adversaire réduit à dix au bout de quelques minutes de jeu. Des huit meilleurs troisièmes, c’est l’opposant le plus compliqué, même s’ils ont bizarrement fini à la huitième place. Le Sénégal était dans le groupe le plus compliqué de la Coupe du monde. De nombreux joueurs ont évolué en France. Il y a beaucoup de complicité entre les Sénégalais et les Français. »

Projection sur la suite

« Le tableau final est à présent connu, mais je ne veux pas me projeter. Si on fait cela, on ne respecte pas le prochain match et le prochain adversaire. A nous de les battre et on verra qui on rencontrera. On n’a pas calculé les choses durant le match face à la Nouvelle-Zélande. C’est le destin, par contre on doit forcer celui-ci. Si on finit premier, c’est qu’on devait terminer à cette place. On se concentre sur nos qualités d’abord. Ensuite, on analyse les forces et faiblesses de l’adversaire. On alignera peut-être le même onze de départ que vendredi… ou il pourrait y avoir des changements. »