Achraf Hakimi reste au centre d’une affaire de viol. Le joueur marocain a vu le dossier renvoyé en procès mardi dernier, suscitant de nouvelles réactions. Ces dernières heures, son avocate, Me Fanny Colin, est revenue sur le sujet pour apporter des précisions sur la version de son client.
Présente sur le plateau de BFM TV, Me Colin a expliqué que la version d’Achraf Hakimi, soutenue par des éléments objectifs du dossier, est la suivante : le joueur échangeait avec la plaignante depuis environ trois semaines à un mois via Instagram, et tous deux avaient convenu de se rencontrer. « Achraf Hakimi lui avait proposé à plusieurs reprises de se voir dans un restaurant avec des amis, les siens ou les leurs, mais elle avait toujours refusé. Finalement, c’est elle qui a fixé le rendez-vous au domicile du joueur, qui lui avait proposé de se voir à l’extérieur. Elle s’est présentée et ils ont passé une grosse heure ensemble sans aucune tension. La soirée s’est terminée, elle est partie, il l’a raccompagnée à la porte, ils se sont embrassés et voilà, rien de plus, rien de moins », a précisé Me Colin.

L’avocate a également évoqué la prochaine audience, qui se déroulera devant la Cour d’Appel. Elle a insisté sur le fait que son client n’a fait preuve d’aucune réticence à l’égard de la justice. « Achraf Hakimi a demandé à être entendu et à être confronté à cette femme. Il a fourni son ADN, son téléphone, et coopéré pleinement avec l’enquête », a-t-elle souligné.
Me Colin a par ailleurs mis en lumière ce qu’elle considère comme des obstacles créés par la plaignante. Selon elle, celle-ci a refusé de se soumettre à des examens médicaux qui auraient pu corroborer sa version, si celle-ci était authentique. Elle a aussi omis de communiquer le nom d’un témoin clé, une personne avec qui elle avait dîné juste avant de se rendre au domicile du joueur et avec laquelle elle avait échangé de nombreux messages faisant état de projets visant à dépouiller Achraf Hakimi. L’avocate a précisé que ces messages n’étaient pas l’œuvre de son client ni de son équipe et qu’aucune tentative de dissimulation n’avait été faite de leur côté.
Enfin, Me Colin a rappelé que l’ordonnance de mise en accusation ne constitue pas l’intégralité du dossier. Selon elle, l’expert ayant évalué la plaignante a estimé qu’elle ne présentait pas de tendance à l’affabulation ou à la mythomanie, considérées comme des troubles mentaux. Toutefois, l’expert a précisé que cette évaluation ne garantit en rien l’exactitude de ses déclarations.
Ainsi, l’affaire Achraf Hakimi se poursuit avec cette confrontation prochaine devant la Cour d’Appel, où toutes les parties auront l’occasion de présenter leurs arguments et preuves, dans un climat judiciaire qui s’annonce complexe.



