À la veille de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 opposant le Sénégal au Maroc, la controverse liée à l’organisation de la rencontre a relégué les enjeux sportifs au second plan. À la suite du communiqué de la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui dénonçait plusieurs dysfonctionnements et appelait la Confédération africaine de football (CAF) à garantir le respect des principes de fair-play, d’égalité de traitement et de sécurité, l’instance continentale a à son tour livré sa version des faits.
Depuis plusieurs heures, le débat public dépasse largement le cadre sportif de la finale de la 35ᵉ édition de la CAN pour se focaliser sur les conditions de préparation de l’équipe nationale du Sénégal. Les Lions de la Teranga ont notamment rencontré des difficultés lors de leur déplacement à Rabat, ville hôte de la finale, soulevant des préoccupations liées à la sécurité et à la logistique. Ces éléments ont conduit la Fédération sénégalaise de football (FSF) à interpeller officiellement la Confédération africaine de football (CAF) ainsi que le Comité local d’organisation, estimant que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour garantir une préparation équitable.

Dans la foulée de cette sortie, la CAF, dirigée par Patrice Motsepe, a publié un communiqué afin de livrer sa version des faits et tenter de clarifier la situation. L’instance continentale y réaffirme son attachement aux principes fondamentaux qui encadrent ses compétitions, assurant être pleinement engagée en faveur de « l’équité, la transparence et la stricte conformité aux règlements ». Elle précise également avoir travaillé en étroite collaboration avec le Comité local d’organisation afin de garantir des conditions identiques à l’ensemble des équipes qualifiées.
Sur la question sensible de l’hébergement, soulevée par la partie sénégalaise, la CAF indique que la FSF a eu la liberté de choisir l’hôtel destiné à accueillir la délégation nationale avant la finale, un choix qui aurait été validé sans réserve. Concernant le terrain d’entraînement, l’instance souligne sa réactivité face aux préoccupations exprimées par le Sénégal.
« Lorsque le Sénégal a fait part de ses inquiétudes au sujet du terrain d’entraînement, la CAF a immédiatement pris contact avec le Comité local d’organisation afin de répondre favorablement à la demande d’un site alternatif », précise le communiqué.
La question de la billetterie, autre point de crispation, a également été abordée. La CAF affirme que le quota de billets accordé à la FSF l’a été « conformément aux règlements en vigueur », insistant sur le fait que les procédures appliquées sont identiques pour toutes les fédérations participantes.

Enfin, l’instance continentale assure que le dialogue n’a jamais été rompu entre les différentes parties. Elle précise que le président de la FSF, Abdoulaye Fall, ainsi que les responsables de la CAF et du Comité local d’organisation, sont restés en contact régulier tout au long du processus de préparation de la finale.
À quelques heures du coup d’envoi, cette mise au point de la CAF intervient dans un climat toujours tendu, où les enjeux sportifs se mêlent aux questions d’organisation et de gouvernance. Reste à savoir si ces clarifications suffiront à apaiser les tensions, alors que le Sénégal et le Maroc s’apprêtent à se disputer le titre continental.




