Maroc

Iliman Ndiaye ne mâche pas ses mots envers Brahim Diaz

Momar Touré2 min de lecture
Iliman Ndiaye ne mâche pas ses mots envers Brahim Diaz

Trois semaines après la finale de la CAN 2025, les débats restent brûlants. Dans un entretien accordé à The Times, Iliman Ndiaye est revenu sur l’un des moments les plus marquants — et controversés — de cette rencontre historique : la panenka manquée de Brahim Diaz face à Édouard Mendy.

Le 18 janvier 2026, le Maroc touchait du doigt un titre continental attendu depuis des décennies. À quelques secondes du sacre, Brahim Diaz s’est présenté face au gardien sénégalais pour un penalty décisif. Mais sa tentative audacieuse, une panenka trop lisible, a été captée sans difficulté par Mendy. Un geste qui a totalement fait basculer le scénario de la finale, avant le but victorieux de Pape Gueye en prolongation.

Iliman Ndiaye ne mâche pas ses mots envers Brahim Diaz

Une panenka qui ne passe toujours pas

Pour Iliman Ndiaye, ce choix reste encore aujourd’hui difficile à comprendre.

« J’ai eu l’impression qu’il y avait un manque de respect. Je ne dis pas qu’il voulait nous manquer de respect, mais soit ça, soit il voulait se prendre pour une star. Je ne comprends pas pourquoi il a fait ça », a-t-il confié.

L’ailier d’Everton va même plus loin, révélant qu’il avait pressenti l’échec :

« Je priais en me disant : il va rater. »

Le déclic mental pour le Sénégal

Selon Ndiaye, ce penalty manqué a constitué un véritable tournant psychologique. À partir de cet instant, les Lions de la Teranga auraient senti que le destin du match pouvait changer de camp, malgré une finale déjà extrêmement tendue.

La rencontre avait en effet été marquée par plusieurs décisions arbitrales très contestées, notamment autour d’un but refusé puis d’un penalty sifflé contre le Sénégal, plongeant le match dans un climat électrique.

Un retrait du terrain assumé

Iliman Ndiaye ne mâche pas ses mots envers Brahim Diaz

Ndiaye est également revenu sur l’épisode polémique du retrait temporaire des Sénégalais, une décision collective qui lui avait valu deux matchs de suspension.

« On était devenus fous. On avait l’impression que c’était injuste. Mais on est restés soudés. Quand tout le monde décide quelque chose, on le fait », a-t-il expliqué, soulignant le rôle clé de Sadio Mané pour apaiser les esprits et remobiliser le groupe.

Aujourd’hui, un constat semble faire consensus, des deux côtés : la panenka de Brahim Diaz restera comme le moment charnière de cette finale. Un geste qui incarne, selon les points de vue, soit l’audace assumée… soit l’erreur fatale qui a changé le cours de l’histoire.