Dans ce différend, l’argument d’un abandon du Sénégal apparaît difficile à soutenir sur le plan juridique. Selon ‘Sentinelles d’Afrique’, « il sera très difficile de démontrer juridiquement que le Sénégal a abandonné ou même quitté le terrain sans l’autorisation de l’arbitre ».
L’analyse souligne la nature strictement formelle de la notion d’abandon dans le cadre sportif. « Quitter le terrain est un acte juridique et officiel qui requiert un constat officiel ». Cette précision vise à rappeler que seule une décision ou une constatation explicite de l’arbitre peut qualifier juridiquement une équipe de forfait ou d’abandon. Ainsi, une absence momentanée ou un mouvement non confirmé par l’officiel de la rencontre ne suffit pas à établir cette qualification. Elle s’inscrit dans un cadre réglementaire précis défini par les instances sportives internationales, où l’autorité de l’arbitre demeure déterminante pour qualifier les faits de jeu. Elle implique également une observation directe et simultanée de l’officiel central.

Dans cette logique, les éléments disponibles seraient plutôt en faveur de la présence effective de la sélection sénégalaise sur le terrain au moment où la situation a été évaluée. « Lorsque l’arbitre a appelé la rencontre à se poursuivre, il a constaté la présence du Sénégal, aucun retard, aucun refus, aucun abandon », souligne la même source, qui s’interroge dès lors sur la base juridique d’une sanction éventuelle. Cette observation met en avant l’importance du constat arbitral dans la qualification des faits. Toute interprétation contraire nécessiterait des preuves matérielles et circonstancielles solides, difficilement établies en l’espèce selon cette analyse. Elle conditionne aussi la qualification disciplinaire éventuelle.
L’argumentation évoque également des notions juridiques et procédurales telles que la « clameur publique », la « flagrance » ou encore l’« estoppel » invoqué par la partie marocaine. Ces éléments sont présentés comme des tentatives d’interprétation juridique qui, selon cette lecture, ne suffiraient pas à établir de manière incontestable un abandon du terrain par le Sénégal. Ces notions sont généralement utilisées dans des contentieux sportifs complexes et leur application requiert une appréciation stricte des conditions de recevabilité, selon une interprétation restrictive des règlements.
Enfin, des irrégularités supposées dans la procédure ayant conduit à la décision de la commission d’appel sont également mentionnées, ce qui viendrait, selon cette analyse, affaiblir davantage la solidité de la décision contestée, notamment. Ces éléments procéduraux sont présentés comme susceptibles d’affecter la régularité globale de la décision rendue dans ce contexte précis. En conclusion, ‘Sentinelles D’Afrique’ estime que l’ensemble des éléments juridiques et factuels penchent en faveur de la position sénégalaise, affirmant sans ambiguïté : « Le Maroc ne sera pas vainqueur. »




