Sénégal

Bonne nouvelle pour le Sénégal : le TAS relance l’espoir

Momar Touré4 min de lecture
Bonne nouvelle pour le Sénégal : le TAS relance l’espoir

Le recours introduit par le Maroc devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) au sujet de la finale de la CAN 2025 continue d’alimenter les débats. Alors que de nombreux supporters sénégalais craignent une remise en cause du sacre des Lions, le journaliste sportif Mansour Loum se montre particulièrement confiant. Après avoir dénoncé les dysfonctionnements observés lors de la Coupe du monde 2026, il estime que, cette fois, les éléments juridiques disponibles plaident largement en faveur du Sénégal et que le risque de perdre le titre continental demeure très faible.

Mansour Loum rappelle d’abord que la procédure engagée devant le TAS ne sera pas traitée dans des délais rapides. Selon lui, le Sénégal souhaitait bénéficier d’une procédure accélérée afin qu’une décision soit rendue rapidement, mais cette demande n’a pas abouti. « Il existe deux procédures devant le TAS : une procédure accélérée et une procédure classique. Le Sénégal voulait une procédure accélérée afin qu’une décision intervienne rapidement, mais le Maroc s’y est opposé », explique-t-il. L’absence d’accord entre les deux parties impose donc le recours à la procédure classique.

Bonne nouvelle pour le Sénégal : le TAS relance l'espoir

Le journaliste précise que cette procédure peut durer de nombreux mois, sans qu’il soit possible d’anticiper la date du verdict. « On est donc dans une procédure classique qui peut durer jusqu’à quinze mois. Personne ne peut aujourd’hui dire avec certitude quand la décision sera rendue. Elle peut intervenir dans plusieurs mois comme elle peut encore prendre beaucoup plus de temps », souligne-t-il. Pour illustrer cette réalité, il cite le recours de Mady Touré après l’élection de la Fédération sénégalaise de football, une affaire toujours en attente devant le TAS, preuve que cette juridiction prend souvent le temps d’examiner les dossiers.

Au-delà des délais, Mansour Loum insiste surtout sur les éléments de fond qui, selon lui, renforcent considérablement la position du Sénégal. Le premier concerne le déroulement même de la finale. « Le match est allé à son terme. C’est un élément extrêmement fort devant le TAS. En principe, le résultat obtenu sur le terrain bénéficie d’une protection juridique importante », analyse-t-il. À ses yeux, le fait que la rencontre ait été disputée jusqu’au coup de sifflet final constitue un argument majeur qui rend une remise en cause du résultat particulièrement difficile.

Le journaliste accorde également une grande importance au rapport officiel de l’arbitre Jean-Jacques Ndala. « À aucun moment, l’arbitre ne parle d’un abandon du match ou d’une renonciation du Sénégal. Il évoque uniquement une interruption momentanée du jeu. Or, l’arbitre est le maître du jeu et son rapport constitue une pièce essentielle devant le TAS », explique Mansour Loum. Cette formulation, estime-t-il, affaiblit considérablement la thèse d’un abandon volontaire de la rencontre et pourrait peser lourd dans la décision finale des arbitres du TAS.

Enfin, Mansour Loum évoque les récentes modifications des Lois du jeu adoptées par l’IFAB avant la Coupe du monde 2026. Selon lui, ce renforcement des dispositions concernant les équipes quittant volontairement le terrain démontre que les textes en vigueur lors de la CAN 2025 présentaient certaines zones d’ombre.

« Le fait que l’IFAB ait ressenti le besoin de modifier et de renforcer ces dispositions montre que les textes applicables au moment de la CAN 2025 n’étaient probablement pas suffisamment précis. S’il a fallu créer de nouvelles règles, c’est qu’il existait un vide juridique sur certains aspects », estime-t-il. Au regard de ces différents éléments, le journaliste conclut avec confiance : « En se basant sur les éléments juridiques disponibles, je pense que le TAS devrait logiquement statuer en faveur du Sénégal. »