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CAN 2025 : comment la FIFA a laissé tomber Motsepe et la CAF face au Sénégal

Momar Touré3 min de lecture
CAN 2025 : comment la FIFA a laissé tomber Motsepe et la CAF face au Sénégal

Sanctions contre le Sénégal : Comment la FIFA a laissé tomber Patrice Motsepe et la CAF

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, opposant le Sénégal au Maroc, continue de faire couler beaucoup d’encre et de susciter un débat intense à travers le continent. Si le match restera dans les mémoires pour sa tension dramatique et sa conclusion spectaculaire, les conséquences extra-sportives de cette rencontre sont désormais au centre de toutes les attentions. En particulier, la gestion disciplinaire des incidents survenus lors de la finale soulève des questions cruciales sur le rôle et la responsabilité des instances dirigeantes du football africain et mondial.

CAN 2025 : comment la FIFA a laissé tomber Motsepe et la CAF face au Sénégal

Un point majeur est désormais clair : la FIFA s’est officiellement retirée du dossier. Selon plusieurs sources proches des instances internationales, la Fédération internationale de football association a décidé de ne pas intervenir dans les sanctions potentielles contre le Sénégal, laissant ainsi la CAF seule juge de la situation. Cette décision, qui peut surprendre compte tenu du prestige et de l’importance d’une finale continentale, a été interprétée par certains observateurs comme un soutien tacite au Sénégal, mais pour d’autres comme un recul inquiétant face à la gestion des crises dans le football africain.

Pour le président de la CAF, Patrice Motsepe, cette position de la FIFA constitue un véritable coup dur diplomatique. Non seulement elle transfère toute la responsabilité de la décision sur ses épaules, mais elle expose également l’instance africaine à des critiques sévères, que ce soit sur la neutralité de ses décisions ou sur la cohérence de ses sanctions. Plusieurs experts estiment que cette situation pourrait créer un précédent dangereux, où les incidents graves sur le terrain seraient traités de manière partielle et régionalisée, sans supervision internationale.

Du côté du Sénégal, la nouvelle a été accueillie avec un mélange de soulagement et de prudence. Si les Lions de la Téranga restent assurés de leur qualification pour la Coupe du Monde 2026, les interrogations persistent sur l’ampleur des sanctions éventuelles qui pourraient toucher les joueurs, le staff ou la fédération nationale. Les discussions et analyses continuent dans les médias et sur les réseaux sociaux, où les débats sur l’éthique, la discipline et l’influence politique dans le football africain font rage.

En définitive, la décision de la FIFA de laisser la CAF gérer seule ce dossier marque un tournant dans la gouvernance du football africain et international. Elle souligne les limites de l’intervention globale dans les affaires régionales et met en lumière les défis auxquels Patrice Motsepe et son équipe doivent faire face pour assurer une gestion crédible et équitable de cette polémique.