Alors que la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) se fait toujours attendre après le recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF), la tension reste vive autour de la finale controversée de la CAN 2025. Dans ce climat d’incertitude, le capitaine marocain Achraf Hakimi a pris la parole, envoyant un message fort en direction des instances et du Sénégal.
Interrogé par la chaîne espagnole Movistar en marge de la victoire du Paris Saint-Germain (2-0) face à Liverpool FC en quart de finale de la Ligue des champions, le latéral droit n’a pas caché ses ambitions. Pour lui, le Maroc mérite de conserver le trophée et espère une décision favorable du TAS. « On évalue actuellement la situation et nous espérons qu’une décision sera prise dans l’intérêt du football et de l’Afrique. J’espère que nous pourrons gagner, car nous le méritons et parce qu’on ne peut pas quitter un terrain de jeu comme ça », a-t-il déclaré.

Au-delà de cette revendication, Hakimi est également revenu sur les incidents qui ont entaché la finale, notamment le geste antisportif impliquant certains joueurs marocains ainsi que des membres du staff et des stadiers. Une scène qui avait suscité de nombreuses critiques à travers le continent. Le défenseur a reconnu que ces images avaient terni l’image de son équipe. « C’est une période difficile, marquée par des tensions sur le terrain. Je ne suis pas fier de l’image que nous avons donnée avec ces serviettes. Malgré cela, l’équipe a fait bonne figure sur le plan sportif. Nous respectons l’adversaire et la compétition », a-t-il tenté de justifier.
Cette sortie médiatique ressemble à une tentative de peser sur la décision finale du TAS, alors que chaque camp défend fermement sa position. Du côté sénégalais, la FSF s’appuie sur des arguments juridiques solides pour contester l’issue de la rencontre. Le recours met notamment en avant le principe de l’irrévocabilité des décisions arbitrales, tel que défini par l’IFAB, qui stipule qu’un match mené à son terme ne peut être remis en cause.
Par ailleurs, un vice de procédure est également évoqué, notamment en raison de la présence controversée de Moez Nasri, président de la Fédération tunisienne de football, un point qui avait été reconnu publiquement par le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe.
Fort de ces éléments, le Sénégal estime avoir de sérieuses chances d’obtenir gain de cause, avec à la clé un rétablissement du résultat acquis sur le terrain, à savoir la victoire 1-0 des Lions de la Teranga. La décision du TAS, très attendue, pourrait ainsi avoir des répercussions majeures sur l’avenir du football africain et sur la crédibilité de ses instances dirigeantes.




