Pape Thiaw, sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, a récemment été suspendu pour cinq matchs par la Commission disciplinaire de la CAF (Confédération Africaine de Football). Cette sanction fait suite à des accusations de conduite antisportive, en violation du Code disciplinaire de la CAF qui prône le respect des principes du fair-play et de l’intégrité, ainsi que pour avoir nui à l’image du football. Le sélectionneur des champions d’Afrique 2026 a également été condamné à une amende de 100 000 USD.
Cependant, cette sanction ne touche que les matchs officiels organisés par la CAF, ce qui signifie que Pape Thiaw pourra toujours participer à la Coupe du monde 2026 prévue aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Cette décision a été saluée par Joseph Antoine Bell, ancien gardien de but camerounais, qui estime que la clémence de la CAF mérite d’être soulignée. Selon lui, le fait de ne pas priver Pape Thiaw de la Coupe du monde 2026 est un geste de fair-play de la part de la Commission disciplinaire.

Pour Joseph Antoine Bell, il est important de souligner que la Commission disciplinaire n’est pas là pour « se venger » des personnes sanctionnées. Selon lui, l’objectif n’est pas de punir de manière excessive, mais plutôt d’éduquer et d’encourager les erreurs à servir de leçon. « Il ne faut pas se venger des gens », a-t-il ajouté. « Il faut les sanctionner pour qu’il y ait un peu de pédagogie, pour que les gens apprennent de leurs erreurs et non pas les assassiner. »
Cette décision de la CAF pourrait donc être perçue comme un compromis entre la discipline et l’équité, donnant à Pape Thiaw l’opportunité de continuer son parcours en tant qu’entraîneur du Sénégal, tout en assumant les conséquences de son comportement. Elle témoigne également de l’importance d’un système disciplinaire qui ne cherche pas à être vindicatif, mais qui vise avant tout à encourager le respect des règles et l’éthique dans le football africain.
Ainsi, bien que la suspension de Pape Thiaw ait été jugée nécessaire pour rétablir l’ordre et l’intégrité dans le sport, cette décision de ne pas l’empêcher de participer à la Coupe du Monde 2026 semble être une manière de montrer que des erreurs peuvent être corrigées sans pour autant détruire des carrières. Pour Joseph Antoine Bell, cette clémence est le signe d’une volonté de réparer plutôt que de punir aveuglément.




