Mardi à East Rutherford, la France a pris le dessus sur le Sénégal (3-1) lors de la première journée du Groupe I du Mondial 2026. Un résultat qui ne correspond pas totalement au scénario observé en première période, selon Alain Giresse, ancien international français et ex-sélectionneur des Lions de la Teranga, interrogé par Afrik-Foot. Le technicien estime que le rapport de force initial laissait entrevoir une tout autre issue avant la réaction tricolore après la pause.
Durant les quarante-cinq premières minutes, le Sénégal a affiché une organisation solide et une maîtrise globale du jeu, sans concéder d’occasions franches. La France, de son côté, a multiplié les approximations techniques et les pertes de balle, peinant à installer son rythme habituel. Les Lions ont même eu les situations les plus dangereuses, notamment par Nicolas Jackson, sans parvenir à concrétiser leur domination territoriale. Un manque d’efficacité qui a pesé lourd dans le déroulement de la rencontre.

Alain Giresse a d’ailleurs insisté sur cette entame sénégalaise : « Si on analyse la première période, on peut dire qu’elle a été plutôt à l’avantage des Lions. Ils n’ont concédé aucune occasion, et ce sont même eux qui ont affiché le plus de maîtrise et ont eu les seules opportunités, notamment grâce à Nicolas Jackson. Beaucoup de déchet technique, de pertes de balle, un déficit d’engagement, je ne m’attendais pas à cela. Le Sénégal aurait pu ouvrir le score, car il en avait la capacité. »
Au retour des vestiaires, la physionomie du match a radicalement changé.
Sous l’impulsion d’un bloc plus haut et d’un rythme accéléré, les Bleus ont rapidement pris le contrôle des opérations. L’entrée en influence de Michael Olise a permis de fluidifier le jeu offensif, mettant en difficulté un Sénégal progressivement acculé. La vitesse des attaquants français, Kylian Mbappé, Bradley Barcola ou encore Ousmane Dembélé, a fini par faire la différence dans les espaces laissés par une défense moins compacte.
Les choix de Pape Thiaw ont également suscité des interrogations après la rencontre, notamment la titularisation de Kalidou Koulibaly, de retour de blessure et en manque de rythme. Face à l’intensité offensive française, le défenseur a souffert, sans remettre en cause son importance dans le dispositif sénégalais. Sadio Mané, très actif en première période, a également perdu de son influence au fil du match, illustrant le recul collectif des Lions après la pause.
L’ancien sélectionneur des Lions de la Teranga, Alain Giresse, estime que le Sénégal conserve toutes ses chances de qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, malgré sa récente défaite (3-1) face à la France.https://t.co/RxAn1Nd47a#Linfodrome pic.twitter.com/twHmeQ0kE9
— linfodrome.com (@Linfodrome) June 18, 2026
Pour le prochain rendez-vous face à la Norvège, le 22 juin à East Rutherford, des ajustements sont envisagés. La sélection scandinave, victorieuse de l’Irak (4-1), présente un profil offensif différent avec Erling Haaland et Alexander Sørloth, ce qui pourrait pousser le staff sénégalais à adapter son organisation. Malgré la défaite, Alain Giresse estime que rien n’est compromis dans la course à la qualification : « Depuis le tirage au sort, je dis que la France, la Norvège et le Sénégal vont passer. »




