Thierry Henry considère que la Coupe du monde 2026 s’annonce comme l’une des éditions les plus indécises et ouvertes de l’histoire récente du football international. Selon lui, l’écart entre les grandes nations traditionnellement dominantes et plusieurs sélections en progression constante tend à se réduire, rendant toute projection du vainqueur final particulièrement complexe.
L’ancien international français met d’abord en avant les équipes habituellement attendues au plus haut niveau. Il cite notamment l’Argentine, championne du monde en titre, dont il rappelle le statut et l’expérience dans les grandes compétitions. Le Portugal est également mentionné parmi les prétendants sérieux, notamment en raison de la qualité de son milieu de terrain et de la présence de cadres offensifs capables de faire la différence à tout moment. L’Espagne, récemment sacrée championne d’Europe, fait aussi partie des sélections qu’il estime particulièrement compétitives. Enfin, il évoque naturellement l’équipe de France, toujours considérée comme une référence sur la scène internationale en raison de la profondeur de son effectif et de son expérience des grandes compétitions.

Thierry Henry insiste cependant sur le fait que la hiérarchie habituelle pourrait être remise en cause par plusieurs outsiders capables de créer la surprise. Il estime que certaines équipes moins souvent citées parmi les favoris disposent aujourd’hui d’arguments solides pour rivaliser avec les meilleures nations mondiales. Dans cette catégorie, il attire particulièrement l’attention sur l’Angleterre, mais aussi sur des sélections comme la Norvège, le Sénégal et le Maroc.
Selon lui, ces équipes présentent des profils différents mais complémentaires, combinant talent individuel, organisation collective et progression récente sur la scène internationale. Il souligne notamment les performances remarquées de la Norvège lors des éliminatoires, ainsi que la montée en puissance du Sénégal, qu’il suit depuis plusieurs années et qu’il considère comme une équipe en constante évolution.
Dans son analyse, il met en garde contre toute forme de sous-estimation, rappelant que les grandes compétitions internationales réservent régulièrement des surprises, souvent issues de sélections considérées comme outsiders avant le début du tournoi. Il estime que la densité actuelle du football mondial rend la compétition encore plus imprévisible qu’auparavant, avec un nombre élargi de nations capables de prétendre à une performance remarquable.
Thierry Henry conclut ainsi sur une vision très ouverte de la compétition, estimant qu’aucun scénario ne peut être écarté. Il insiste sur le fait que la Coupe du monde 2026 pourrait être marquée par l’émergence d’une équipe inattendue, capable de bouleverser l’ordre établi et de s’imposer face aux favoris traditionnels.
Il déclare notamment :
« Je pense que plus que jamais, il y en a pas mal cette année. Beaucoup plus que les années précédentes. On ne se rend vraiment compte de cette densité. L’Argentine, ce sont les champions sortants donc il faut les respecter. Le Portugal avec le milieu de terrain, c’est un truc de malade et ils ont toujours le monstre devant (Cristiano Ronaldo). Ensuite, attention à l’Espagne, championne d’Europe. Il y a nous (l’équipe de France) », estime l’ancien joueur d’Arsenal à quelques heures du coupe d’envoi du mondial prévue aujourd’hui.

Il ajoute également :
« Est-ce qu’on dort sur l’Angleterre ? Est-ce qu’on dort sur la Norvège et le Sénégal ? Est-ce qu’on dort sur le Maroc ? Attention, on a toujours une équipe qui va nous surprendre mais on ne sait jamais laquelle ! Est-ce que le Brésil va enfin se réveiller ? La liste est très longue ! Moi, j’ai toujours dit, et ça fait plus d’un an et demi que j’en parle, la Norvège ! Vous avez vu leurs éliminatoires ? Ils sont impressionnants. Et le Sénégal avant la Coupe d’Afrique j’en parlais aussi ! »




