Le différend autour de la CAN 2025 continue de s’enliser. Alors que la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) réclame depuis la fin du mois de mars une procédure accélérée devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) afin d’obtenir une décision rapide, le Maroc s’oppose fermement à cette demande. Une position de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) qui alimente déjà de nombreuses réactions et interprétations.
Le Maroc rejette la procédure d’urgence au TAS

La FSF souhaitait une procédure en urgence, dans l’espoir d’obtenir un verdict sous deux mois, avant la Coupe du Monde 2026. L’objectif est clair : faire la lumière sur la finale contestée et, potentiellement, récupérer le trophée au profit des Lions de la Teranga.
De son côté, la FRMF a rejeté cette option, estimant qu’aucun caractère d’urgence ne justifie une accélération du dossier. Les responsables marocains soulignent la complexité de l’affaire, qui implique notamment des rapports d’arbitres, des séquences vidéo et l’interprétation de plusieurs articles du règlement de la CAF.
Une stratégie qui prolonge le bras de fer juridique
En refusant la procédure accélérée, le Maroc s’inscrit dans une démarche qui lui permet de gagner du temps. Une procédure classique devant le TAS peut durer entre neuf et douze mois, laissant ainsi le dossier dans une zone d’incertitude prolongée.
Selon certains observateurs, cette orientation procédurale permet au Maroc de consolider sa défense et d’éviter une décision précipitée. Dans le camp marocain, notamment chez certains responsables comme Fouzi Lekjaa, le titre obtenu reste pleinement légitime et juridiquement solide.
Le Sénégal contraint d’attendre

Cette stratégie, déjà utilisée dans plusieurs litiges sportifs, permet à la FRMF de prendre le temps d’affiner ses arguments et de mobiliser des expertises supplémentaires. Le TAS semble, pour l’instant, privilégier la voie ordinaire, ce qui va dans le sens du refus marocain.
Le trophée, toujours au cœur de la polémique, continue donc d’alimenter les tensions entre les deux fédérations. Des figures comme Achraf Hakimi affirment leur confiance dans l’issue du dossier.
Une affaire loin d’être terminée
À ce stade, la bataille juridique entre le Sénégal et le Maroc reste totalement ouverte. Le temps de la justice sportive jouera un rôle déterminant, mais une chose est certaine : quelle que soit l’issue, cette affaire laissera une empreinte durable dans l’histoire du football africain.




