La bataille pour l’attribution de la finale de la Coupe du monde 2030 s’intensifie discrètement mais sûrement au sein de la candidature conjointe réunissant l’Espagne, le Portugal et le Maroc. Si l’organisation tripartite du tournoi a déjà été actée, le choix du stade qui accueillera l’événement le plus symbolique de la compétition reste, lui, totalement ouvert et attise de nombreuses rivalités.
Depuis plusieurs mois, le Maroc apparaît comme l’un des grands favoris grâce à son projet phare : le futur Grand Stade Hassan II, prévu à proximité de Casablanca. Cette enceinte ultramoderne, dont la capacité est annoncée autour de 115 000 places, ambitionne de devenir l’un des plus grands stades au monde. Pensé comme une vitrine du savoir-faire marocain et un symbole fort pour le football africain, ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à positionner le royaume comme un acteur majeur du sport mondial. Aux yeux de nombreux observateurs, cet argument de capacité et de nouveauté joue clairement en faveur du Maroc.

Cependant, la concurrence espagnole n’a pas dit son dernier mot. Selon le média Foot Africa, le FC Barcelone entend désormais peser de tout son poids dans les discussions en mettant en avant un Spotify Camp Nou entièrement rénové. Après des travaux de grande ampleur, le stade mythique du club catalan devrait dépasser les 100 000 places, renforçant ainsi sa candidature pour accueillir la finale. Le Barça mise non seulement sur la capacité de son enceinte, mais aussi sur son aura internationale, son histoire et son attractivité touristique pour séduire la FIFA.
Cette nouvelle offensive barcelonaise pourrait rebattre les cartes, notamment face au Santiago Bernabéu de Madrid, longtemps considéré comme un candidat naturel. Le stade madrilène, récemment modernisé, dispose d’infrastructures de très haut niveau, mais sa capacité reste inférieure à celle du projet marocain et du futur Camp Nou. Dans ce contexte, chaque détail compte : accessibilité, sécurité, capacité d’accueil, héritage sportif et impact médiatique.

Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été prise. La FIFA conserve l’entière responsabilité du choix final et n’a pas encore tranché, malgré les déclarations publiques et les manœuvres en coulisses. L’instance mondiale du football devrait se prononcer dans les prochaines années, au fil de l’avancement des projets et des négociations entre les pays coorganisateurs. Une chose est sûre : la course à l’accueil de la finale de la Coupe du monde 2030 ne fait que commencer, et la compétition s’annonce aussi intense en dehors des terrains que sur la pelouse.




