Que devient l’ancien maestro de la Juventus et du Milan AC, Andrea Pirlo ?

L’élégance incarnée, un touché de balle unique mais surtout un sens inné de la géométrie du football, Andrea Pirlo a connu une grande carrière avec en point d’orgue la plus importante des compétitions avec la sélection nationale italienne. Le champion du monde 2006 figure dans la catégorie des joueurs que l’on retient du fait de son style de jeu particulier.

Durant sa riche carrière, celui que l’on surnomme « l’architecte » aura foulé les plus grandes pelouses d’Europe et fait le bonheur des trois plus grands clubs italiens. Joueur majeur du championnat italien et de la sélection nationale de nombreuses années, Pirlo a pris sa retraite il y a un peu plus de deux ans. Alors qu’il se fait rare, il est en passe de faire son grand retour à la Vieille Dame.

« Un champion, qui compilait classe, élégance et humilité »

Né dans une famille aisée, le jeune Pirlo touche ses premiers ballons dans sa ville natale. Mais c’est à Brescia qu’il débute vraiment son cursus dans le monde pro. Il y goute pour la première fois la Serie A avec l’équipe première. Doté d’une vision de jeu rare, le phénomène excelle en Lombardie. Des performances qui attirent l’un des deux grands lombards, l’Inter Milan. Arrivé au sein d’une équipe très instable en interne, le joueur ne parviendra pas à s’y imposer. Un échec de son propre aveu.

Pas de quoi décourager le jeune crack, désireux de relancer sa carrière. C’est ainsi qu’il rallie Reggina en prêt. L’aventure ne sera guère plus faste et il n’y fera pas long feu. Pirlo retourne même à Brescia avant la fin de la saison.

Puis, la consécration ! Pirlo rejoint le Milan AC en 2001 où il va devenir indiscutable dans l’entrejeu des Rossoneri. Au sein d’une équipe historique où se côtoient plusieurs grands talents à l’image de Maldini ou encore Shevchenko, l’ancien de l’Inter remporte son premier trophée majeur, la Ligue des champions.  Des débuts en trombe qui confirment donc tout le bien que les Milanais pensaient de lui. Indiscutable, Pirlo enchaîne les performances de haut niveau et échoue en finale de la Ligue des champions en 2015, la fameuse finale contre Liverpool à Istanbul.

Alors que Milan commençait à retrouver son lustre d’antan, Pirlo ne retrouve plus le niveau qui était le sien. Il quitte finalement le club milanais pour la Vieille Dame libre. C’est l’affaire du siècle, comme le dira Buffon quelques années plus tard.

Pirlo fait vite comprendre à tous les observateurs qu’il n’a rien perdu de sa superbe et renait de ses cendres. L’ancien maître à jouer y remportera surtout quatre titres de champion ainsi que le titre de meilleur joueur du championnat à trois reprises (2012,2013 et 2014). Après quatre années de bons et loyaux services couronnés de succès, le milieu italien tente une dernière expérience aux Etats-Unis avant de mettre fin à sa carrière en 2017.

En sélection, l’ancien de l’Inter ou du Milan AC a encore confirmé ses lettres de noblesse. International depuis 2002, il fait partie des cadres incontestés et incontestables pendant plus de dix ans. Pirlo est d’ailleurs un des acteurs majeurs du succès de la Nazionale Azzurra en 2006, comme en témoigne son fameux caviar sur le but de Grosso qui a qualifié l’Italie en finale. Le joueur qui compte 116 sélections a également marqué le premier tir au but des siens lors de la finale contre la France.

 

Futur coach des U23 de la Juventus…

Désormais retraité, l’ancien regista a choisi la voie où l’on attendait le moins : la télé. Mais l’aventure n’est pas franchement une grande réussite et il est loin d’exceller. Pirlo a rapidement montré que ce milieu n’était pas fait pour son profil à l’inverse des anciens comme Capello et autres. Finalement, l’ancien numéro 21 du Milan se lance dans sa vraie passion : devenir entraîneur. À l’instar de plusieurs ex-coéquipiers, il a passé ses diplômes et devrait prendre en charge les U23 de la Juventus dès la saison prochaine. Toutefois, plusieurs médias italiens annoncent également qu’il pourrait intégrer le staff de l’équipe première.

Mais comme on a coutume de dire, un bon footballeur ne fait pas forcément un bon entraîneur. Une chose est sure en revanche, les amoureux du ballon rond ont hâte de le voir à l’œuvre à nouveau dans le monde du football.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *