Dans la nuit de mardi à mercredi, l’Argentine fait son entrée en lice dans cette Coupe du Monde 2026 avec un duel attendu face à l’Algérie. Une affiche qui, sur le papier, peut sembler déséquilibrée, mais que l’Albiceleste aborde avec une concentration maximale tant la sélection algérienne regorge de profils capables de faire basculer un match.
Dans le camp argentin, le message est clair : pas question de sous-estimer une équipe africaine imprévisible, capable de fulgurances offensives et d’une intensité qui peut rapidement mettre sous pression n’importe quelle défense.

Trois ans et demi après son sacre historique au Qatar, l’Argentine remet son titre de championne du monde en jeu avec une ambition intacte. Parmi les grands favoris de cette Coupe du Monde 2026, l’Albiceleste de Lionel Scaloni s’appuie toujours sur un mélange d’expérience et de talent, avec Lionel Messi en figure de proue pour tenter de mener une nouvelle campagne victorieuse. Mais avant de penser à un nouveau sacre, les tenants du titre devront franchir une série d’obstacles redoutables, à commencer par l’Algérie.
Placées dans le groupe J aux côtés de la Jordanie et de l’Autriche, les Fennecs entament leur tournoi par un choc face à l’Argentine, dans la nuit de mardi à mercredi à Kansas City, avec un coup d’envoi programmé à 3 heures du matin (heure française). Si la sélection de Vladimir Petković ne part pas avec le statut de favorite, elle refuse catégoriquement de se présenter en simple figurante, bien décidée à bousculer la hiérarchie d’entrée.
L’Argentine en alerte face à l’Algérie
En Argentine, la prudence est de mise. Lionel Scaloni lui-même a insisté sur la qualité de l’adversaire, appelant à ne pas tomber dans un excès de confiance. Le sélectionneur compare même l’Algérie à d’autres sélections africaines redoutées pour leur intensité et leur capacité à surprendre.
« L’Algérie est un rival similaire au Maroc. Leur style est comparable, avec de très bons joueurs et un entraîneur qui tire le meilleur de son groupe. Le match Brésil-Maroc doit nous servir d’avertissement. Les deux équipes ont mérité leur qualification et l’Algérie représente un vrai test pour nous », aurait confié Scaloni, relayé par la presse argentine.
Du côté des médias, le ton est également mesuré. TyC Sports met notamment en avant « la vitesse des attaquants et la puissance en contre-attaque » des Fennecs, des qualités jugées comme les principales menaces pour une défense argentine habituée à dominer mais moins à courir vers son but.
Cinq menaces identifiées par le staff argentin
Sans surprise, plusieurs noms ressortent dans l’analyse du staff argentin, qui a étudié en détail les forces offensives et créatives de l’Algérie. En tête de liste figure le capitaine Riyad Mahrez, toujours considéré comme le leader technique et mental de la sélection. À 35 ans, l’ancien joueur de Manchester City n’est plus au sommet de sa carrière, mais son expérience et sa qualité de frappe restent redoutées.

La presse argentine souligne également la présence d’Amine Gouiri, capable de jouer entre les lignes et de peser dans la surface, ainsi que de Mohamed Amoura, profil plus explosif, réputé pour sa vitesse et ses appels tranchants dans le dos des défenses.
Autre nom scruté de près : Ibrahim Maza, jeune milieu offensif de 20 ans, présenté comme un talent en pleine ascension et potentiellement l’un des futurs visages de la sélection algérienne. Sa capacité à évoluer entre les lignes et à se projeter vers l’avant en fait une menace particulière dans un match de haut niveau.

Enfin, Anis Hadj Moussa complète cette liste des joueurs à surveiller. Ailier percutant, rapide et imprévisible, il incarne ce profil capable de faire basculer une rencontre sur une accélération ou un exploit individuel.
Un premier test grandeur nature pour les champions du monde
Consciente du danger, l’Argentine sait qu’elle devra livrer une prestation sérieuse dès son entrée en lice. Loin d’un simple match de mise en route, cette première rencontre face à l’Algérie ressemble à un véritable test de concentration et d’efficacité pour les hommes de Scaloni.
Car si l’Albiceleste avance avec le statut de championne du monde, l’Algérie, elle, arrive sans pression mais avec des arguments offensifs capables de déstabiliser n’importe quelle défense. À Kansas City, le piège est bien réel : un premier match de Coupe du monde ne pardonne jamais le moindre relâchement.




