Le parquet marocain a requis, ce jeudi 19 février, jusqu’à deux ans de prison ferme contre chacun des 18 supporters sénégalais poursuivis pour « hooliganisme », à la suite des incidents survenus après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations remportée par le Équipe du Sénégal de football (1-0).
Cette rencontre, marquée par de fortes tensions en marge des célébrations, avait dégénéré en affrontements et dégradations, poussant les autorités marocaines à engager des poursuites. Le verdict est désormais attendu dans un climat particulièrement sensible, tant au Sénégal qu’au Maroc, où l’affaire suscite de vives réactions.

Le parquet marocain a requis, jeudi, jusqu’à deux ans de prison ferme contre chacun des 18 supporters sénégalais poursuivis pour « hooliganisme ». Ils sont détenus au Maroc depuis la finale de la Coupe d’Afrique des Nations disputée à la mi-janvier, une rencontre marquée par des incidents en marge des célébrations.
Ces réquisitions interviennent après plusieurs semaines de détention préventive, dans un dossier particulièrement sensible entre passion du football et impératif de maintien de l’ordre. Le jugement est désormais très attendu par les familles des mis en cause ainsi que par l’opinion publique sénégalaise.
Accusés d’hooliganisme
« Ils ont délibérément voulu perturber le bon déroulement du match » et ont « commis des violences diffusées en direct sur des chaînes de télévision », a affirmé le représentant du ministère public lors d’une nouvelle audience au tribunal de première instance de Rabat, selon un journaliste de l’AFP présent sur place.
Les 18 supporters sénégalais sont poursuivis pour « hooliganisme », dans le cadre des incidents survenus après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Cette qualification regroupe plusieurs faits : violences présumées, notamment à l’encontre des forces de l’ordre, dégradations d’équipements sportifs, invasion de la pelouse et jets de projectiles.
La peine requise — deux ans de prison ferme — correspond au maximum prévu par la loi pour ce type d’infractions. Le verdict est désormais attendu dans un climat particulièrement tendu.
Les accusés, de leur côté, ont fermement nié toute infraction commise lors de cette rencontre. Le 18 janvier, à Rabat, la finale de la Coupe d’Afrique des Nations s’était soldée par une victoire du Équipe du Sénégal de football (1-0), au terme d’un match particulièrement tendu.
Une finale sous haute tension
La rencontre a basculé dans le chaos après un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période, quelques instants seulement après un but refusé au Sénégal. La décision arbitrale a provoqué une vive colère dans les tribunes.
Pendant près d’un quart d’heure, des supporters sénégalais ont tenté d’envahir la pelouse, perturbant le déroulement de la fin de match. Des projectiles ont également été lancés en direction du terrain, dont au moins une chaise, accentuant un climat déjà électrique.

Ces incidents sont au cœur des poursuites judiciaires actuellement en cours à Rabat.
Les poursuites s’appuient principalement sur les images captées par les caméras de surveillance du Stade Moulay Abdellah, ainsi que sur les certificats médicaux établis pour les membres des forces de l’ordre et les stadiers blessés, a précisé le représentant du parquet.
Selon le ministère public, les dégradations constatées dans l’enceinte sportive — entièrement rénovée avant la Coupe d’Afrique des Nations — sont estimées à plus de 370 000 euros. Un montant jugé conséquent, qui vient alourdir un dossier déjà sensible sur le plan diplomatique et sportif.
Le Maroc a accueilli la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, qui s’est déroulée du 21 décembre au 18 janvier derniers. Le royaume coorganisera également la Coupe du Monde de la FIFA 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal, un projet qui marque une étape majeure dans le développement du football dans la région.




