Le Real Madrid poursuit sa dynamique et met la pression sur le FC Barcelone. Les hommes d’Álvaro Arbeloa ont dominé la Real Sociedad (4-1) au Santiago Bernabéu, contraignant désormais le rival catalan à s’imposer pour reprendre la tête de la Liga.
La soirée a notamment été marquée par la prestation de Vinícius Júnior, très attendu après plusieurs tensions avec le public. Le Brésilien a répondu sur le terrain. « Une nuit pour se réconcilier avec le Bernabéu », a résumé Julio Pulido sur Cadena SER. Le consultant a également salué la performance d’Arda Güler dans un rôle de relais du jeu ainsi que celle de Trent Alexander-Arnold, estimant qu’il fallait relancer le latéral anglais.

Ne pas s’enflammer
Malgré le succès net, certains appellent à la prudence. « Je serais prudent avec cette idée de renaissance du Madrid », a averti Manuel Chazarri. Selon lui, après la victoire contre Villarreal CF, un discours similaire avait émergé avant une rechute.
Chazarri rappelle également que le véritable baromètre reste la Ligue des champions de l’UEFA. « Un échec dans cette compétition, Madrid ne le tolère pas. S’ils n’atteignent pas les demi-finales, l’entraîneur sera de nouveau sur la sellette », a-t-il insisté en évoquant la confrontation à venir face au SL Benfica.
Le débat autour de Jude Bellingham s’est aussi invité dans les discussions. Blessé face au Rayo Vallecano, l’international anglais n’a pas semblé manquer contre la Real Sociedad. Antón Meana estime même que le jeu madrilène paraît plus fluide sans le numéro 5 : « Bellingham n’a pas de chance, le Real joue souvent mieux quand il n’est pas là. »
Après le coup de sifflet final, Tomás Roncero a livré son analyse dans Carrusel Deportivo. Pour lui, le Real revient au bon moment et semble « dans les temps » pour lutter pour les grands titres. « Le Real Madrid commence à croire qu’il peut se battre pour la Liga et la Ligue des champions », a-t-il conclu, soulignant une nette montée en puissance ces dernières semaines.

« Ils ont enchaîné huit victoires consécutives, dont cinq sous les ordres d’Álvaro Arbeloa. L’équipe a retrouvé de la solidité défensive, comme elle l’a montré à Mestalla et à La Cerámica. À partir de là, elle a su exploiter toute sa puissance offensive », a analysé Tomás Roncero.
Il rappelle qu’à Mestalla, certains pointaient un manque de créativité du Real Madrid. « Mais Vinícius Júnior, une arme de destruction massive pour n’importe quelle défense, était absent. Quand Vinicius est là, les adversaires souffrent énormément », insiste-t-il.
Roncero souligne également la force madrilène au Santiago Bernabéu cette saison, à l’exception du « jour de folie » contre le Celta de Vigo. Selon lui, le Real recommence à croire en ses chances en Liga et en Ligue des champions de l’UEFA.
« Il y a quelques semaines encore, c’était une équipe qui avait perdu la foi, qui jouait sans conviction. Aujourd’hui, elle retrouve sa joie. Vini danse et ceux autour de lui sourient. Le jeune Gonzalo remplace Kylian Mbappé et marque. Arda Güler semble trouver sa place. Et vous récupérez Trent Alexander-Arnold, qui a une main à la place du pied droit », s’est-il enthousiasmé.




