La décision, pressentie depuis plusieurs jours, est désormais actée. Le Stade Rennais a officialisé ce lundi la fin de sa collaboration avec Habib Bèye. Malgré une sixième place en Ligue 1, qui entretenait encore des ambitions européennes, une succession de tensions sportives et internes a peu à peu mené à cette issue.
La situation de l’entraîneur s’est progressivement fragilisée après une série de contre-performances. La quatrième défaite consécutive, concédée à Lens lors de la 21e journée (3-1), a marqué un point de bascule. Malgré un classement encore conforme aux objectifs initiaux, la direction rennaise estimait que la dynamique ne laissait plus entrevoir de redressement rapide. La décision a été entérinée à l’issue d’une réunion entre les dirigeants et Habib Bèye, au cours de laquelle lui et son staff ont été informés de leur mise à l’écart.

Au-delà des résultats, le climat interne a également pesé. Des désaccords seraient apparus au sein du vestiaire, dans un contexte alimenté par des informations contradictoires. Certains épisodes, notamment après l’élimination en Coupe de France à Marseille (3-0), auraient accentué les tensions. La gestion humaine et disciplinaire du groupe a suscité des interrogations, avec des choix — comme la mise à l’écart de certains cadres ou des sanctions jugées sévères — qui auraient creusé un fossé entre l’entraîneur et une partie de l’effectif, alors même que l’équipe restait compétitive au classement.
Les dirigeants ont aussi évalué les récentes prestations dans le jeu. Après une période encourageante entre novembre et début janvier, Rennes a affiché un visage moins intense et plus prévisible, ravivant les doutes sur l’adaptabilité tactique du technicien. Le passage de Habib Bèye demeure toutefois associé à une nette progression au classement, le club étant passé de la 16e à la 6e place depuis son arrivée. Mais l’accumulation des tensions internes et l’érosion de la dynamique sportive ont finalement pesé plus lourd dans la balance.




