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CAN 2025 / Mali – Sénégal : la CAF crée la polémique et tranche en faveur des Lions !

Noyine Touré2 min de lecture
CAN 2025 / Mali – Sénégal : la CAF crée la polémique et tranche en faveur des Lions !
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À seulement douze heures du coup d’envoi, cette affaire illustre une Confédération africaine de football mise en difficulté sur le plan de la gouvernance et de la communication. Le cumul des décisions tardives, le manque de concertation avec l’ensemble des parties concernées, ainsi que la répétition du même assesseur VAR pour les matchs du Maroc, ont alimenté un climat de suspicion qui dépasse largement le cadre de cette seule rencontre.

Au centre de la controverse se trouve la désignation de l’arbitre central. Le Sud-Africain Abongile Tom a été choisi pour officier lors de la rencontre. Un nom loin d’être neutre pour les Aigles, puisqu’il avait déjà dirigé le précédent match du Mali face à la Tunisie. Dans une compétition où la rotation des arbitres est censée garantir impartialité et sérénité, cette reconduction interroge : pourquoi confier deux rencontres consécutives d’une même équipe au même arbitre, alors que la CAF dispose d’un vivier élargi d’officiels internationaux ? La question mérite d’être posée.

Mais c’est surtout la nomination de l’arbitre assesseure qui cristallise les critiques. Pour évaluer la performance du corps arbitral, la CAF a désigné Fatou Gaye, de nationalité sénégalaise. Un choix lourd de symboles et de soupçons. Le rôle de l’assesseur est pourtant central : il observe, note et influence directement l’avenir international de l’arbitre principal. Dans ces conditions, comment garantir une neutralité absolue lorsque l’évaluatrice provient du pays de l’une des équipes en lice ?

Même sans remettre en cause les compétences professionnelles de Fatou Gaye, cette décision apparaît comme une erreur majeure de jugement. Les règlements et usages, tant à la FIFA qu’à la CAF, imposent une stricte neutralité pour éviter toute forme de pression, directe ou indirecte. En agissant ainsi, l’instance continentale expose le match à des soupçons de favoritisme et fragilise la crédibilité de sa propre gouvernance.

Pour le Mali, cette configuration instaure un climat de défiance et une vulnérabilité psychologique manifeste. La moindre décision litigieuse pourrait être perçue comme le résultat d’un système biaisé. Alors même que la CAF met en avant sa volonté de transparence et de modernisation, notamment avec la VAR, ces choix administratifs viennent fragiliser l’image de l’instance.

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