L’ailier de Villarreal CF, Nicolas Pépé, a récemment brisé le silence sur l’un des épisodes les plus douloureux de sa carrière. Invité de la Nouvelle Chaîne Ivoirienne pour une interview de 52 minutes, l’international ivoirien est revenu avec émotion sur les injures racistes dont il a été victime à l’approche de la CAN 2025, organisée au Maroc.
Tout est parti d’une séquence devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle le joueur avait chambré le Maroc avant le coup d’envoi de la compétition. Un geste interprété par certains comme une provocation, et qui a rapidement déclenché une vague de réactions hostiles. Mais au-delà des critiques sportives, Pépé a surtout dû faire face à des attaques racistes particulièrement violentes.

Dans cet entretien, l’ancien joueur d’Arsenal FC explique combien cette période a été difficile à vivre, tant sur le plan professionnel que personnel. Il confie avoir été profondément touché par la nature des propos reçus, mais aussi par la pression exercée pour qu’il présente des excuses publiques. Selon lui, la situation était paradoxale : il se retrouvait contraint de s’excuser alors qu’il était, à ses yeux, la principale victime.
Le joueur ivoirien dit avoir ressenti une forme d’injustice et d’abandon, notamment de la part de la Fédération Ivoirienne de Football. « La fédération n’a pas pris ma défense. C’était une triple peine pour moi », a-t-il déclaré avec amertume. Pépé estime que le soutien institutionnel aurait dû être immédiat et clair face aux insultes racistes dont il faisait l’objet.
Il souligne d’ailleurs que plusieurs acteurs du monde du football lui ont apporté leur appui. Des médias, des observateurs et même des instances liées à la Ligue 1 française ont condamné les attaques dont il était la cible. En revanche, du côté de sa propre fédération, la réaction a tardé. Un message de soutien a bien été publié, mais selon lui, beaucoup trop tardivement pour apaiser la situation.

Même s’il reconnaît que sa non-sélection relève du choix du sélectionneur, il regrette l’absence de communication directe. Il affirme n’avoir reçu aucun message personnel du président de la fédération ni du sélectionneur au moment des faits. Cette absence de contact l’a profondément marqué, renforçant son sentiment d’isolement dans une période déjà éprouvante.
À travers cette prise de parole, Nicolas Pépé met en lumière les défis auxquels sont confrontés certains joueurs, au-delà du terrain, et appelle à une plus grande solidarité face au racisme dans le football.




