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CAN 2025 : Le Maroc “favorisé” par deux arbitres sénégalais, Nabil Djellit balance ses dures vérités

Noyine Touré3 min de lecture
CAN 2025 : Le Maroc “favorisé” par deux arbitres sénégalais, Nabil Djellit balance ses dures vérités
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Le journaliste et consultant sportif Nabil Djellit est revenu sur la vive controverse entourant les arbitres sénégalais en charge de la VAR lors du huitième de finale de la CAN 2025 entre le Maroc et la Tanzanie. Si le Maroc a validé sa qualification dans la difficulté (1-0) grâce à un but de Brahim Diaz à la 64ᵉ minute, une action litigieuse survenue dans les toutes dernières minutes de la rencontre a ravivé le débat sur le rôle, la transparence et l’efficacité de l’assistance vidéo dans ce match à haute tension.

L’action polémique est survenue lorsque l’attaquant tanzanien Iddy Nado s’est écroulé dans la surface après un contact avec le défenseur marocain Adam Masina. Immédiatement, les joueurs tanzaniens, emmenés par Simon Msuva, ont réclamé un penalty, allant jusqu’à mimer le geste du VAR pour solliciter une intervention de l’assistance vidéo. Pourtant, les arbitres sénégalais en charge de la VAR, Issa Sy et Djibril Camara, sont restés silencieux, laissant l’arbitre central malien, Boubou, siffler la fin de la rencontre sans désigner le point de penalty.

Ce mutisme a déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux supporters dénoncent une « injustice flagrante » et s’interrogent sur l’utilité réelle du VAR dans un moment aussi décisif. Même le sélectionneur tanzanien, Miguel Ángel Gamondi, est allé interpeller un arbitre de touche afin d’obtenir des explications, sans succès, renforçant encore le sentiment de frustration et d’incompréhension du camp tanzanien. Si certains analystes estiment qu’Iddy Nado aurait amorcé sa chute avant le contact, l’absence totale de consultation de la VAR continue de susciter de vives critiques.

Pour Nabil Djellit, cette séquence s’inscrit clairement dans une « zone grise ». Le journaliste estime que le geste d’Adam Masina n’aurait jamais dû se produire et que l’arbitre aurait, à défaut de siffler penalty, au moins dû aller consulter la VAR.
« Masina, il a laissé son cerveau au vestiaire, ce n’est pas possible sur une dernière situation comme ça… À minima, il devait aller checker. Après, il pouvait dire qu’il n’y a pas penalty, mais le contrôle vidéo aurait été nécessaire », a-t-il analysé.

Nabil Djellit rappelle également la pression particulière qui pèse sur les arbitres lors d’une compétition disputée dans le pays hôte, ainsi que l’importance du contexte et du timing de l’action. Pour lui, la VAR a précisément été instaurée pour assister les officiels dans ce type de situations critiques, afin d’éviter que des décisions majeures ne soient prises dans le doute et ne laissent place à autant de contestations.



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