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CAN 2025 : le scandale de l’assesseur VAR pour le Maroc éclate, la CAF dans la tourmente à 12h du match

Momar Touré3 min de lecture
CAN 2025 : le scandale de l’assesseur VAR pour le Maroc éclate, la CAF dans la tourmente à 12h du match
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À seulement douze heures du quart de finale très attendu de la CAN 2025 entre le Maroc et le Cameroun, prévu ce jeudi à Rabat à 19 heures GMT, une controverse arbitrale majeure secoue la Confédération africaine de football (CAF). Ce qui avait commencé comme une simple réclamation technique s’est transformé en une polémique aux répercussions importantes, révélant une série de décisions prises dans l’urgence, sans concertation, et suscitant un malaise profond au sein de plusieurs fédérations africaines.

Tout a commencé avec la désignation initiale de l’arbitre central. La CAF avait choisi l’Égyptien Amin Omar pour diriger ce quart de finale. La Fédération marocaine de football a contesté ce choix, invoquant officiellement le caractère tardif de la nomination, mais en réalité, c’est le profil de l’arbitre qui posait problème. La fédération hôte a donc saisi la CAF pour obtenir un changement, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour garantir un déroulement serein de la rencontre.

CAN 2025 : le scandale de l’assesseur VAR pour le Maroc éclate, la CAF dans la tourmente à 12h du match

La CAF a finalement accédé à la requête marocaine, écartant Amin Omar au profit de l’arbitre mauritanien Dahane Beida. Mais ce revirement, annoncé à la veille immédiate du match, n’a pas été communiqué à la Fédération camerounaise de football. Les responsables de la FECAFOOT ont découvert la modification via les réseaux sociaux, une méthode jugée « inacceptable » pour un match de cette importance, tant sur le plan sportif qu’institutionnel.

La polémique s’est intensifiée avec le choix de l’assistance vidéo à l’arbitrage. Pour la cinquième fois consécutive depuis le début de la CAN 2025, le même assesseur VAR, le Congolais René Daniel Louzaya, a été désigné pour un match impliquant le Maroc. Une répétition inhabituelle à ce niveau de la compétition, qui a immédiatement attiré l’attention des observateurs et renforcé les soupçons autour de l’arbitrage.

La situation s’est compliquée davantage avec l’abandon d’un arbitre algérien pour compléter l’équipe VAR, décision motivée par les tensions politiques persistantes entre le Maroc et l’Algérie. Cette succession de changements a donné l’impression de décisions prises sous pression et au dernier moment.

CAN 2025 : le scandale de l’assesseur VAR pour le Maroc éclate, la CAF dans la tourmente à 12h du match

Du côté camerounais, la réaction a été vive. Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT, a dénoncé un traitement « léger » et regretté que sa fédération ait été mise devant le fait accompli. Son indignation a été relayée par Ibrahim Musa Gusau, président de la Fédération nigériane, soulignant les risques pour la crédibilité de l’arbitrage continental.

À quelques heures du coup d’envoi, cette affaire illustre une CAF en difficulté sur le plan de la gouvernance et de la communication. Entre décisions tardives, absence de concertation et récurrence du même assesseur VAR pour le Maroc, le climat de suspicion dépasse largement cette seule rencontre.

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