Lors du huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Sénégal a décroché sa qualification pour les quarts de finale, mais la prestation défensive de l’équipe a suscité de sérieuses inquiétudes. Privée de Kalidou Koulibaly, suspendu après un carton rouge face au Bénin, la charnière sénégalaise a montré des signes de fragilité, de manque de leadership et de coordination, exposant un point faible majeur pour le sélectionneur Pape Thiaw.
Pour ce match disputé au Grand Stade de Tanger, Pape Thiaw avait opté pour une défense expérimentale, associant Moussa Niakhaté et Abdoulaye Seck en charnière centrale. Dès l’entame, l’absence du capitaine s’est faite sentir. Les séquences défensives ont révélé un manque de communication et de synchronisation, permettant au Soudan de prendre l’avantage dès la septième minute. Ce but précoce résultait directement de cette désorganisation : placement approximatif, hésitations dans le marquage et difficulté à gérer les transitions rapides adverses.

Moussa Niakhaté, habituellement solide, a dû multiplier les interventions pour colmater les brèches, tandis qu’Abdoulaye Seck peinait à stabiliser la ligne arrière. Les latéraux et milieux défensifs semblaient perdus, privés du repère qu’incarne Koulibaly. À ce sujet, le gardien Édouard Mendy a déclaré : « La suspension de Kalidou Koulibaly a eu son influence sur le début de match, mais le collectif a fait la différence. Kalidou est notre guide et notre capitaine, il apporte un équilibre essentiel. Mais nous avons su nous adapter. »
Cette rencontre a donc mis en lumière la « Koulibaly-dépendance » de la défense sénégalaise. Sans leur capitaine, le bloc équipe s’étire, les espaces se multiplient et les transitions adverses deviennent plus dangereuses. Malgré des ajustements tactiques et des repositionnements effectués par Pape Thiaw, la vulnérabilité défensive est restée perceptible tout au long de la rencontre.

La victoire du Sénégal masque cette faiblesse, mais elle pourrait coûter cher face à des équipes plus incisives offensivement. Pour le sélectionneur, la leçon est claire : il est impératif de renforcer la coordination collective de la défense et de prévoir des alternatives pour pallier l’absence de cadres. Le retour de Kalidou Koulibaly pour les quarts de finale contre le Mali est rassurant, mais il ne doit pas faire oublier l’urgence de solutions durables. La défense sénégalaise doit pouvoir fonctionner efficacement, même sans son capitaine, sous peine de compromettre les ambitions du Sénégal dans les phases décisives de la compétition.




