La vive altercation observée entre Victor Osimhen et Ademola Lookman lors de la Coupe d’Afrique des Nations n’a suscité aucune inquiétude chez l’ancien capitaine des Super Eagles, John Mikel Obi. Bien au contraire, l’ex-international nigérian y voit un signe révélateur d’une équipe animée par une réelle culture de la gagne, indispensable selon lui pour viser les sommets.
Invité à s’exprimer dans son podcast Obi One, l’ancien milieu de terrain de Chelsea n’a pas caché son enthousiasme face à cet épisode de tension sur le terrain. « J’aime le fait qu’ils se soient disputés. Cela montre qu’ils travaillent dur, qu’ils veulent gagner. J’aime voir des joueurs se battre pour l’équipe », a-t-il affirmé avec conviction. Pour Mikel Obi, ce type de réaction est le reflet d’un esprit compétitif sain, loin de toute idée de division ou de malaise interne.

Contrairement aux interprétations alarmistes de certains observateurs, l’ancien international estime que ces frictions passagères ne nuisent en rien à la cohésion du groupe. Elles traduisent plutôt une forte exigence personnelle et collective, nourrie par la volonté de ne rien laisser au hasard. « Le football de haut niveau exige de la passion, de l’intensité et parfois des confrontations verbales. Tant que cela reste sur le terrain et au service de l’équipe, c’est positif », soutient-il.
S’appuyant sur sa riche carrière, aussi bien en club qu’en sélection, le natif de Jos rappelle que les grandes équipes ne se construisent pas uniquement sur la convivialité. Selon lui, les formations composées exclusivement de joueurs “trop gentils” peinent souvent à remporter des trophées majeurs. « Il faut des leaders, des caractères forts, des joueurs prêts à s’imposer et à tirer le groupe vers le haut », martèle celui qui a tout gagné avec Chelsea et porté le brassard du Nigeria.
Champion d’Afrique en 2013 avec les Super Eagles, Mikel Obi sait de quoi il parle. Il affirme que la hargne de vaincre, l’exigence et parfois même les désaccords font partie intégrante des équipes championnes. Dans un tournoi aussi relevé que la CAN, où la pression est maximale, ces signes d’engagement total peuvent au contraire constituer un moteur supplémentaire vers le succès.




