CAN 2025

Sénégal-Mali (1-0) – Nabil Djellit tranche sur le carton rouge de Bissouma

Momar Touré2 min de lecture
Sénégal-Mali (1-0) – Nabil Djellit tranche sur le carton rouge de Bissouma
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Après les déclarations de l’ancien international malien Fousseini Diawara sur Canal+, c’est au tour de Nabil Djellit, journaliste et chroniqueur franco-algérien, de donner son avis sur le carton rouge reçu par le capitaine du Mali lors de la récente Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Pour Djellit, l’expulsion s’inscrit dans une tendance générale des Aigles : un excès d’engagement répété sur le terrain.

Sur son compte Twitter — devenu l’un des principaux espaces d’expression des analystes sportifs — Djellit a souligné que le Mali a accumulé trois cartons rouges en seulement cinq matches disputés dans le tournoi. Il explique que ce comportement s’explique par la “doctrine de jeu” de l’équipe, qui incite ses joueurs à des interventions parfois trop viriles. “Contre la Tunisie déjà, les Maliens ont commis 29 fautes”, a-t-il précisé, pour justifier que l’expulsion du capitaine malien à la 45e minute de jeu n’était pas une surprise mais une conséquence logique de ce style de jeu trop agressif.

Sénégal-Mali (1-0) - Nabil Djellit tranche sur le carton rouge de Bissouma

Après l’élimination des Aigles, Djellit est revenu sur son analyse en commentant le parcours de l’équipe malienne. Il estime que la stratégie adoptée par le Mali était à haut risque, “à quitte ou double”, et que les choix tactiques ont fini par se retourner contre eux. Selon lui, ne pas jouer véritablement au football, c’est-à-dire privilégier un engagement physique excessif plutôt que la maîtrise technique et collective, a coûté cher à l’équipe.

Le journaliste a résumé le tournoi malien avec un constat mitigé : “Que retiendrons-nous de cette CAN des Aigles ? Un bon match contre le Maroc, un miracle contre la Tunisie et probablement la sélection la plus violente du tournoi. Le Mali mérite mieux.” Par ces mots, Djellit met en lumière la frustration ressentie par de nombreux observateurs et supporters : malgré un potentiel évident et des moments de brillance sur le terrain, le Mali n’a pas su transformer ses efforts en résultats probants.

Au-delà du simple carton rouge, son analyse soulève une problématique plus profonde : celle d’une équipe dont le style de jeu, basé sur l’engagement physique et l’agressivité, peut rapidement se retourner contre elle dans un tournoi de haut niveau. Pour Nabil Djellit, le Mali doit tirer des leçons de cette CAN, afin de rééquilibrer son jeu entre combativité et maîtrise technique et ainsi éviter que l’excès d’engagement ne compromette à nouveau ses ambitions dans les compétitions futures.

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