Accusé d’avoir violé une jeune femme en février 2023, le défenseur marocain du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, sera jugé pour viol. Cette information a été confirmée ce mardi par son avocate auprès de l’AFP.
Sur son compte X, le joueur a réagi en déclarant attendre « avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement », tout en dénonçant une accusation qu’il juge infondée. « Aujourd’hui, une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse », a-t-il ajouté.

L’affaire remonte à février 2023, lorsque la victime, selon ses déclarations, aurait été victime d’attouchements non consentis suivis d’un viol au domicile d’Achraf Hakimi. La jeune femme indique l’avoir rencontré via Instagram. Après enquête, le parquet de Nanterre avait requis, le 1er août dernier, le renvoi du joueur devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine. La décision de tenir un procès, désormais confirmée par le juge d’instruction, marque une étape importante dans ce dossier très médiatisé.
Achraf Hakimi conteste fermement ces accusations. Son avocate, Fanny Colin, a déclaré à RMC Sport que la plaignante aurait « fait obstacle à toutes les investigations », refusant examens médicaux, analyses ADN et exploitation de son téléphone. Elle a également rappelé que deux expertises psychologiques successives ont relevé « un manque de lucidité sur les faits » et l’absence de symptômes post-traumatiques. Selon la défense, certains échanges de la plaignante avec ses amies suggéreraient même un projet de « dépouiller » le joueur, un élément que l’avocate évoque dans la préparation de sa stratégie de défense.
De son côté, la partie civile, représentée par Rachel-Flore Pardo, maintient sa version et réfute toute tentative de chantage. « L’enquête et l’information judiciaire ont permis de réunir tous les éléments nécessaires à la caractérisation du crime de viol subi par ma cliente », a-t-elle insisté, estimant que les déclarations du joueur visent à créer un « contre-feu ».




